Les ventes de voitures toujours en baisse en Europe en janvier 2026

En janvier 2026, le marché automobile européen (UE) recule de 3,9 % avec 799 625 immatriculations. Derrière cette contraction apparente se cache une transformation rapide du mix énergétique et un rééquilibrage entre groupes.

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Les ventes de voitures toujours en baisse en Europe en janvier 2026 © L'Automobiliste

Les motorisations électrifiées représentent désormais 67,7 % des immatriculations (hybride, hybride rechargeable et 100 % électrique cumulés), tandis que l’essence et le diesel tombent ensemble à 30,1 % du marché, contre 39,5 % un an plus tôt. L’hybride simple reste la technologie dominante avec 38,6 % de part de marché, devant le 100 % électrique à 19,3 % et le PHEV à 9,8 %.

Côté carburants, l’essence chute de 28,2 % et le diesel de 22,3 %, confirmant l’accélération du basculement énergétique.

Volkswagen domine le marché automobile européen

Le classement de l’ACEA dévoilé le 24 février 2026 reste dominé par Volkswagen Group, mais la hiérarchie évolue sensiblement.

Parts de marché et volumes – UE (janvier 2026)

GroupePart de marché 2026Volume 2026Évolution vs 2025
Volkswagen Group27,5 %219 708–3,7 %
Stellantis18,2 %145 750+9,1 %
Renault Group9,4 %75 243–16,7 %
Toyota Group7,7 %61 572–14,3 %
Hyundai Group6,9 %54 955–14,7 %
BMW Group6,7 %53 456–3,3 %
Mercedes-Benz (marque)4,5 %36 074+4,0 %
Ford3,1 %24 484–5,3 %
Volvo Cars2,0 %15 877–13,6 %
BYD1,7 %13 982+175,3 %
Tesla0,9 %7 187–1,6 %

Volkswagen Group reste leader malgré un léger recul. La dynamique interne est contrastée : Skoda progresse de 10,7 % alors que la marque Volkswagen recule de 10,6 %. Le groupe conserve cependant une base solide grâce à son offre électrifiée étendue.

Stellantis surperforme nettement le marché avec +9,1 %. Fiat affiche +31,3 %, Opel/Vauxhall +17 % et Citroën +9,6 %, ce qui confirme l’efficacité de sa stratégie multi-marques, notamment sur les segments compacts et électrifiés.

Renault Group recule fortement (–16,7 %). Renault progresse légèrement (+3,9 %) mais Dacia chute de 36,7 %, pénalisant l’ensemble du groupe. La transition vers l’électrique semble encore en phase d’ajustement.

Toyota Group recule de 14,3 % malgré sa domination historique sur l’hybride. Hyundai Group affiche également une contraction marquée.

BMW Group limite la casse (–3,3 %) tandis que Mercedes-Benz progresse de 4 %, preuve d’une bonne résistance du premium électrifié.

BYD constitue l’un des faits marquants du mois avec une croissance spectaculaire de 175 %, atteignant 1,7 % du marché européen. La montée en puissance des constructeurs chinois devient structurelle. Tesla, en revanche, recule légèrement (–1,6 %).

Évolution des motorisations en Europe

Motorisations – UE (janvier 2026)

MotorisationVolumePart de marchéÉvolution
Hybride (HEV)308 36438,6 %+6,2 %
Électrique (BEV)154 23019,3 %+24,2 %
Hybride rechargeable (PHEV)78 7419,8 %+28,7 %
Essence175 98922,0 %–28,2 %
Diesel64 5508,1 %–22,3 %

Le 100 % électrique progresse de 24,2 %, mais c’est le PHEV qui surprend avec +28,7 %, porté notamment par l’Italie (+134 %) et l’Espagne (+66,7 %). L’hybride simple reste la technologie dominante et consolide sa position centrale dans la transition. Le thermique s’effondre dans les grands marchés, particulièrement en France et en Allemagne.

Baisse de 6,6 % des ventes en France

La France apparaît comme l’un des marchés les plus transformés d’Europe.

Le marché total recule de 6,6 % en janvier 2026 avec 107 157 immatriculations. Mais derrière ce recul, la mutation énergétique est spectaculaire.

France – Motorisations (janvier 2026)

MotorisationVolumeÉvolution
Électrique (BEV)30 307+52,1 %
Hybride (HEV)51 523+0,1 %
Hybride rechargeable4 821–0,6 %
Essence15 326–48,9 %
Diesel2 521–49,1 %

Le 100 % électrique bondit de 52 %, l’une des plus fortes croissances parmi les grands marchés européens. L’essence et le diesel s’effondrent de près de 50 %. La France accélère donc plus vite que la moyenne européenne vers l’électrification.

L’hybride reste la première motorisation en volume, mais la dynamique la plus forte vient clairement du BEV. Le PHEV, en revanche, stagne. Cette évolution crée un environnement favorable aux constructeurs disposant d’une offre électrique compétitive et pénalise les acteurs encore fortement dépendants du thermique.

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