Tesla se retrouve une fois de plus sous les projecteurs, mais pour des raisons préoccupantes. Le constructeur automobile a annoncé le rappel de près de 700 000 véhicules, principalement aux États-Unis, en raison d’un problème lié au système de surveillance de pression des pneus (TPMS). Ce rappel s’inscrit dans un contexte où la marque est déjà sous le feu des critiques concernant la fiabilité de certains de ses modèles, notamment le Cybertruck.
Qu’est-ce qui motive ce rappel massif ?
Le problème identifié concerne le fonctionnement défaillant du système TPMS. Lorsque la pression des pneus est trop faible, le témoin lumineux censé avertir le conducteur peut ne pas rester actif entre deux cycles de conduite. Cette défaillance, non conforme aux normes de sécurité américaines (FMVSS 138, S4.4(b)(3)), pourrait inciter les conducteurs à utiliser leurs véhicules dans des conditions dangereuses, augmentant ainsi le risque d’accidents.
Tesla, fidèle à sa réputation d’innovation, a décidé de résoudre ce problème par une mise à jour logicielle à distance. Cette méthode, bien que rapide et pratique, pose des questions sur la fiabilité des solutions purement numériques dans un domaine aussi critique que la sécurité automobile.
Quels sont les modèles concernés ?
| Modèle | Années de fabrication |
|---|---|
| Tesla Model 3 | 2017 – 2025 |
| Tesla Model Y | 2020 – 2025 |
| Tesla Cybertruck | 2024 |
Le Cybertruck, emblématique mais controversé, fait partie des véhicules rappelés. Sa réputation a déjà été ternie par plusieurs problèmes de production et de conception.
Une année noire pour Tesla : 15 rappels en 2024
Ce rappel n’est pas un cas isolé. En 2024, Tesla a procédé à 15 rappels différents, touchant plus de 2,7 millions de véhicules dans le monde. Ces rappels mettent en lumière les limites des mises à jour logicielles en matière de fiabilité à long terme. Une récente mise à jour est d’ailleurs suspectée d’avoir directement engendré les dysfonctionnements du système TPMS sur des véhicules datant de 2017.
Données chiffrées :
- 694 304 véhicules rappelés spécifiquement aux États-Unis.
- 21 % des rappels totaux de l’industrie américaine concernent Tesla sur les trois premiers trimestres 2024.
Cybertruck : une source continue de controverses
Le Cybertruck, modèle révolutionnaire en apparence, s’avère être un véritable casse-tête pour Tesla. En novembre 2024, ce véhicule a fait l’objet de son sixième rappel de l’année, touchant 2 400 unités à cause d’un défaut matériel menaçant la sécurité.
Ces incidents posent une question cruciale : Tesla est-il allé trop vite dans le développement de modèles innovants, au détriment de la fiabilité ? La société est également critiquée pour sa communication minimaliste face aux problèmes récurrents.
Une gestion par le logiciel : solution ou écran de fumée ?
La stratégie de Tesla de privilégier les corrections logicielles reflète son approche technologique, mais elle soulève des préoccupations quant à sa capacité à résoudre des problèmes structurels. Si les mises à jour à distance permettent une résolution rapide, elles masquent parfois des failles plus profondes.
La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a d’ailleurs instauré une distinction entre rappels matériels et logiques, ce qui pourrait affecter l’image de Tesla auprès des consommateurs.


Ce que le journaliste appelle « rappel » consiste en fait en une mise à jour à distance par téléchargement d’une nouvelle version du logiciel (corrigeant ainsi les bugs). Un grand classique chez Tesla. Ce Tesla bashing est stupide. Client de Tesla depuis 2015, je n’ai eu à subir aucun rappel ; un seul contrôle matériel par une inspectrice de Tesla au superchargeur de Chasse-sur-Rhône pendant la recharge et alors que je prenais une collation. Aucun déplacement, aucun temps perdu. Tout s’est fait en temps masqué.