Carburant : le gouvernement annonce une nouvelle aide de 100 euros pour les grands rouleurs

Le gouvernement élargit son aide aux « grands rouleurs » : 5,5 millions de Français peuvent désormais percevoir 100 euros pour compenser la hausse des carburants à 2,30 euros le litre. Les seuils de revenus sont relevés, le versement sera automatique pour 1,5 million de bénéficiaires antérieurs, et de nouvelles mesures soutiennent les professionnels mobiles.

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Carburant : le gouvernement annonce une nouvelle aide de 100 euros pour les grands rouleurs © L'Automobiliste

Le 22 septembre 2026, le gouvernement a annoncé un plan d’aide de 450 millions d’euros pour soutenir les automobilistes face à la flambée des prix des carburants, atteignant en moyenne 2,30 euros le litre. Outre la prolongation de l’aide aux « grands rouleurs » jusqu’au 31 décembre 2026, le dispositif est élargi : désormais, 5,5 millions de Français peuvent bénéficier de 100 euros, contre 3 millions précédemment. Voici les conditions pour bénéficier de cette aide et les démarches à suivre.

Critères d’éligibilité pour les « grands rouleurs » en 2026

Le dispositif cible les travailleurs qui doivent utiliser leur véhicule pour des raisons professionnelles, particulièrement dans les zones mal desservies par les transports en commun. Le gouvernement a élargi l’accès à cette aide en modifiant les critères d’éligibilité, permettant à 2,5 millions de personnes supplémentaires d’y accéder.

Seuils de revenus pour l’éligibilité

Les nouveaux plafonds de revenus sont de 2 035 euros par mois pour une personne seule, 4 070 euros pour un couple sans enfant, et 6 100 euros pour un couple avec deux enfants. Selon Franceinfo, cela vise à soutenir les ménages modestes dont le budget est fortement impacté par la hausse des prix à la pompe. Le revenu fiscal de référence est utilisé pour déterminer l’éligibilité.

Les bénéficiaires doivent parcourir un nombre minimum de kilomètres pour leurs déplacements professionnels. Le dispositif privilégie les habitants des zones rurales et périurbaines où l’usage de la voiture est essentiel. Les travailleurs vivant à plus de 30 kilomètres de leur lieu de travail sont prioritaires, reflétant la réalité des déplacements dans les zones peu denses.

Expansion à 5,5 millions de bénéficiaires

Parmi les 2,5 millions de nouveaux bénéficiaires figurent des professions mobiles telles que les infirmières libérales, les aides à domicile, les artisans et les commerciaux itinérants. Les critères assouplis permettent aussi d’inclure des ménages légèrement au-dessus des anciens seuils de revenu. Pour les 1,5 million de personnes ayant déjà reçu l’aide entre avril et septembre 2026, le versement sera automatique, selon Europe 1, sans nouvelle démarche à effectuer.

L’aide de 100 euros vise à compenser partiellement l’augmentation des dépenses de carburant sur deux mois. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre de l’Énergie, a indiqué que cette aide représente en moyenne l’équivalent de 40 centimes par litre de carburant pour deux mois, basé sur la consommation moyenne des grands rouleurs.

Calcul de l’équivalent par litre

Avec le prix du gazole à 2,41 euros et celui de l’essence à environ 2,30 euros, l’aide de 100 euros équivaut à environ 41 litres de gazole ou 43 litres d’essence. Pour un conducteur parcourant 2 000 kilomètres par mois avec une consommation de 6 litres aux 100 kilomètres, l’aide couvre environ un tiers de la facture mensuelle de carburant. L’impact, bien que modeste, est significatif pour les budgets serrés.

Les personnes ayant déjà bénéficié de l’aide au printemps 2026 n’ont aucune démarche à effectuer. Le versement sera automatiquement effectué sur le compte bancaire enregistré lors de la première demande. Cette simplification administrative vise à accélérer le soutien aux ménages, dans un contexte de hausse continue des prix.

Initialement prévu pour se terminer en septembre, le dispositif est prolongé jusqu’au 31 décembre 2026 en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui perturbent l’approvisionnement mondial en pétrole depuis février 2026. Roland Lescure, ministre de l’Économie, a déclaré : « Nous subissons cette situation ». La crise actuelle nécessite une adaptation des politiques publiques au-delà des mesures d’urgence.

Procédure pour les nouveaux bénéficiaires

Les 4 millions de nouveaux bénéficiaires doivent effectuer une démarche administrative. Le gouvernement n’a pas encore détaillé la plateforme de demande, mais elle devrait suivre le modèle du printemps 2026, avec une téléprocédure accessible via le site des impôts ou un portail dédié.

Les demandeurs devront présenter leur avis d’imposition 2025 (sur les revenus 2024), un justificatif de domicile et des preuves de déplacements professionnels (attestation employeur, relevé kilométrique, contrats de mission). Les travailleurs indépendants devront fournir leurs déclarations d’activité. Un relevé d’identité bancaire sera nécessaire pour le virement de l’aide.

Chèque énergie avancé pour janvier 2027

Le chèque énergie, initialement prévu pour avril 2027, sera versé dès janvier aux 4,2 millions de ménages les plus modestes. Comme le rapporte Le Monde, cette avance de trois mois vise à alléger les budgets dès l’hiver, période de forte consommation énergétique. Le montant, entre 48 et 277 euros selon les revenus, pourra être utilisé pour le carburant ou les factures d’énergie domestique.

Le gouvernement a également proposé une « règle d’or » pour 2027, garantissant que les éventuels surplus de TVA générés par la hausse des prix des carburants soient restitués aux Français. David Amiel, ministre des Comptes publics, a nié l’existence d’une « cagnotte » pour l’État, dans un contexte de tensions politiques sur la gestion de la crise. Depuis février 2026, l’État affiche un déficit de 407 millions d’euros lié à la baisse de la consommation de carburants, réfutant l’idée d’un bénéfice budgétaire tiré de la hausse des prix.

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