Vous parcourez chaque jour des dizaines de kilomètres pour rejoindre votre travail ? L’État reconduit son dispositif d’aide au carburant pour le dernier trimestre 2026, avec un accès désormais élargi. Depuis le 16 octobre, 1,6 million de Français ont reçu automatiquement 100 euros sur leur compte bancaire. Pour les nouveaux demandeurs, le guichet en ligne ouvre ses portes ce 27 octobre 2026.
Êtes-vous éligible ? Vérifiez vos critères de conducteur
L’aide au carburant cible les automobilistes dont le véhicule constitue l’outil de travail indispensable. Trois conditions cumulatives déterminent l’accès au dispositif. Premier critère : votre situation fiscale. Deuxième critère : la distance parcourue entre votre domicile et votre lieu de travail. Troisième critère : le type de motorisation de votre véhicule. Chacun de ces paramètres fait l’objet d’une vérification administrative lors de l’instruction de votre dossier.
Le ministère de l’Économie a relevé le seuil d’éligibilité pour cette seconde période. Votre revenu fiscal de référence de 2024 ne doit pas dépasser 22 770 euros par part fiscale. Concrètement, un célibataire sans enfant peut prétendre à l’aide avec un revenu annuel inférieur à 22 770 euros. Un couple sans enfant bénéficie d’un plafond de 45 540 euros. Chaque demi-part supplémentaire ajoute 11 385 euros à ce montant. Environ 5,5 millions de personnes remplissent désormais ce critère, contre 1,6 million lors de la première phase.
Distance minimale parcourue : quelle preuve de mobilité professionnelle
Votre trajet domicile-travail doit atteindre au minimum 15 kilomètres aller simple, soit 30 kilomètres quotidiens. Les travailleurs indépendants peuvent également prétendre à l’aide s’ils parcourent au moins 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle. Aucun justificatif physique n’est réclamé lors de la demande. Vous certifiez sur l’honneur remplir ces conditions d’utilisation du véhicule. Attention toutefois : un contrôle a posteriori reste possible, avec des sanctions en cas de fausse déclaration.
Votre véhicule : essence, diesel, hybride ou électrique ?
Seuls les véhicules à motorisation thermique ou hybride ouvrent droit au versement. Les voitures essence, diesel et hybrides rechargeables entrent dans le périmètre du dispositif. En revanche, les véhicules 100% électriques, à hydrogène, agricoles et poids lourds sont exclus. Votre automobile doit être assurée à votre nom et immatriculée en France. L’administration vérifie la cohérence entre le titulaire de la carte grise et le demandeur de l’aide.
Mode d’emploi : comment obtenir vos 100 euros
La procédure diffère selon que vous avez déjà bénéficié de l’aide lors de la première période ou que vous déposez une demande initiale. Dans tous les cas, le versement transite par votre compte bancaire déclaré à l’administration fiscale.
Si vous avez reçu l’aide en avril-septembre : versement automatique depuis le 16 octobre
Les 1,6 million de bénéficiaires de la première phase n’ont aucune démarche à effectuer. Le versement de 100 euros s’est déclenché automatiquement à partir du 16 octobre 2026. Vérifiez simplement votre relevé bancaire : le virement apparaît sous l’intitulé « Aide carburant octobre-décembre 2026 ». Si vous constatez une absence de versement alors que vous remplissez toujours les conditions, contactez le service gestionnaire via votre espace personnel sur impots.gouv.fr.
Première demande : le guichet en ligne s’ouvre le 27 octobre sur impôts.gouv.fr
Nouveau demandeur ? Rendez-vous dès ce 27 octobre dans votre espace Finances publiques. Un formulaire dédié apparaît dans la rubrique « Mes services ». Munissez-vous de votre numéro fiscal, de votre avis d’imposition 2024 sur les revenus 2023, et des informations relatives à votre véhicule (numéro d’immatriculation, carte grise). Renseignez également votre distance domicile-travail ou kilométrage professionnel annuel. La saisie prend environ cinq minutes. Aucun document n’est à joindre : vous certifiez simplement sur l’honneur l’exactitude des informations déclarées. Comme l’indique le site gouvernemental, le demandeur atteste « qu’il remplit les conditions d’utilisation du véhicule en termes de distances parcourues ».
Délai de versement et suivi de votre dossier
L’administration traite les demandes dans un délai moyen de dix jours ouvrés. Le versement intervient directement sur le compte bancaire associé à votre dossier fiscal. Un message électronique vous confirme la validation de votre demande. En cas de rejet, vous recevez une notification précisant le motif : revenus trop élevés, distance insuffisante, véhicule non éligible. Vous pouvez alors contester la décision via la messagerie sécurisée de votre espace personnel, en apportant les éléments complémentaires nécessaires. Le suivi du dossier s’effectue en temps réel depuis l’interface impots.gouv.fr.
Questions fréquentes des automobilistes
Puis-je cumuler les deux périodes ? Oui, jusqu’à 200 euros maximum
Le dispositif couvre deux semestres distincts : avril-septembre 2026 et octobre-décembre 2026. Si vous remplissez les conditions d’éligibilité pour chacune de ces périodes, vous percevez 100 euros à chaque fois, soit un total de 200 euros sur l’année 2026. Les critères restent identiques : revenus, distance, type de véhicule. Seul le plafond de ressources a évolué entre les deux phases, élargissant mécaniquement le nombre de bénéficiaires potentiels. Un automobiliste ayant reçu la première aide mais dont les revenus dépassent désormais le seuil ne recevra pas la seconde. À l’inverse, un conducteur dont les revenus 2024 respectent le nouveau plafond peut bénéficier de la seconde aide même s’il n’avait pas demandé la première.
Le gouvernement prévoit par ailleurs une baisse des prix à la pompe dès le 1er novembre, particulièrement pour le gazole. Les automobilistes cumulent donc une aide directe de 100 euros et une diminution attendue de leurs dépenses mensuelles. Pour un conducteur parcourant 30 kilomètres quotidiens dans un véhicule diesel consommant 6 litres aux 100 kilomètres, l’économie mensuelle pourrait atteindre 15 à 20 euros supplémentaires selon l’ampleur de la baisse tarifaire. L’aide carburant représente ainsi l’équivalent de deux à trois pleins selon la capacité du réservoir et les habitudes de conduite.
