Alors que la technologie progresse, les routes françaises s’apprêtent à accueillir une nouveauté majeure en matière de sécurité. Dès 2026, des radars d’un nouveau genre, équipés d’intelligence artificielle (IA), seront déployés pour repérer les infractions routières avec une grande efficacité. Cette initiative change la donne pour la Sécurité routière. Elle suscite autant d’enthousiasme pour une meilleure sécurité que d’inquiétude sur la surveillance de masse.
Un œil partout sur les routes françaises
Les radars ultra-modernes ne se limiteront pas à mesurer la vitesse. Grâce à leur technologie, ils pourront détection de nouvelles infractions en même temps :
- le non-port de la ceinture de sécurité,
- l’utilisation du téléphone au volant,
- le non-respect des distances de sécurité
- et, bien sûr, les excès de vitesse.
Une même prise de vue peut ainsi donner lieu à plusieurs amendes. Par exemple, un conducteur imprudent pourrait se voir infliger jusqu’à 405 € d’amende et perdre 8 points sur son permis si plusieurs infractions sont relevées en même temps (comme le non-port de la ceinture et l’utilisation du téléphone).
L’intérêt principal de cette nouvelle génération de radars est leur capacité à rendre la route plus sûre. En automatisant la détection, ces dispositifs pourraient inciter les conducteurs à adopter des comportements plus responsables et à laisser tomber des habitudes dangereuses. Un automobiliste interviewé par TF1 pense que ces radars pourraient définitivement « persuader » les conducteurs indisciplinés d’adopter un comportement plus respectueux des règles.
Un débat qui pose des questions
Pour autant, l’arrivée de ces radars IA ne fait pas l’unanimité. Pierre Chasseray, délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes », a émis des réserves en critiquant l’efficacité limitée de ces dispositifs face aux vrais fléaux de la route, comme l’alcool et les drogues au volant. Il suggère qu’une présence policière plus importante serait plus bénéfique pour la sécurité routière.
L’aspect surveillance inquiète aussi. Beaucoup redoutent d’être « constamment traqués par des machines » et craignent que cela ne représente un « pas de plus vers un contrôle de la protection de la vie privée« . Le fait que des appareils puissent relever plusieurs infractions simultanées soulève des doutes sur la frontière entre sécurité publique et vie privée.




