Crit’air 3 : une faible demande de dérogations face aux restrictions du Grand Paris

Publié le
Lecture : < 1
Crit’air 3 : une faible demande de dérogations face aux restrictions du Grand Paris
Crit’air 3 : une faible demande de dérogations face aux restrictions du Grand Paris | L'Automobiliste

Depuis le début de l’année, le Grand Paris a mis en œuvre des restrictions de circulation plus sévères, limitant l’accès aux véhicules les plus polluants. Malgré cela, les demandes de dérogation sont étonnamment basses.

Crit’air 3 : peu de demandes de dérogations malgré les restrictions de circuler

Le 1er janvier a changé la donne pour les conducteurs parisiens avec l’extension de la zone à faibles émissions (ZFE). Cette mesure interdit les voitures avec une vignette Crit’Air 3, excluant ainsi environ 420 000 véhicules du périmètre de l’A86. Cette zone, qui fonctionne du lundi au vendredi de 8h à 20h, cible les véhicules essence immatriculés avant 2006 et les diesels antérieurs à 2011.

Malgré les enjeux environnementaux élevés et la potentialité d’une amélioration importante de la qualité de l’air, la réaction des automobilistes à ces mesures semble tiède. Trois semaines après l’entrée en vigueur des nouvelles règles, seulement 6 100 dérogations ont été sollicitées, une fraction minuscule des véhicules impactés, rapporte Le Parisien.

Un système de dérogations sous-utilisé

La MGP a mis en place un système de dérogations pour atténuer l’impact sur certains groupes, notamment les travailleurs en horaires décalés et les véhicules de services essentiels comme les ambulances et les camions de déménagement. Curieusement, seulement 1 400 dérogations ont été demandées pour des raisons médicales ou des besoins spécifiques liés au travail.

En plus des dérogations permanentes, les automobilistes peuvent obtenir un passe temporaire leur permettant de circuler dans la ZFE jusqu’à 24 jours par an. Cependant, ici aussi, l’intérêt semble limité avec seulement 4 700 demandes enregistrées. Cette faible participation pourrait être influencée par l’annonce d’une période d’adaptation, durant laquelle aucune sanction ne sera appliquée, comme l’a confirmé Patrick Ollier, le président de la MGP.

Laisser un commentaire