Aide carburant : vraie prime de 100 €, faux e-mails… ce que les automobilistes doivent savoir

Qui peut toucher l’aide carburant de 100 € ? Quels véhicules sont concernés ? Comment éviter les faux e-mails promettant 108,72 € ? Le guide pratique pour automobilistes.

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Aide carburant : vraie prime de 100 €, faux e-mails… ce que les automobilistes doivent savoir © L'Automobiliste

L’aide carburant destinée aux travailleurs “grands rouleurs” est une vraie mesure de soutien au pouvoir d’achat. Elle vise les automobilistes modestes qui utilisent leur véhicule personnel pour aller travailler ou dans le cadre de leur activité professionnelle.

Une aide attendue par les automobilistes… et déjà exploitée par les fraudeurs

Mais cette aide attire aussi les escrocs. Depuis plusieurs jours, de faux e-mails promettent une aide carburant de 108,72 €. Le message invite l’automobiliste à cliquer sur un lien pour finaliser sa demande. En réalité, il s’agit d’une tentative de phishing.

Pour les conducteurs, l’enjeu est donc double : savoir s’ils peuvent bénéficier de la vraie aide et éviter les faux formulaires qui cherchent à voler leurs données.

Quel est le montant de la vraie aide carburant ?

La vraie aide carburant “grands rouleurs” est une aide forfaitaire de 100 €. Elle équivaut, selon la présentation officielle du dispositif, à environ 20 centimes d’euro par litre sur une consommation moyenne de carburant pendant six mois.

Le montant de 108,72 € évoqué dans certains e-mails frauduleux ne correspond pas au dispositif officiel. C’est justement ce montant précis qui peut donner une impression de crédibilité. Les escrocs savent qu’un chiffre détaillé paraît plus sérieux qu’un montant rond.

Pourtant, c’est un signal d’alerte.

Qui peut bénéficier de l’aide carburant ?

L’aide concerne des travailleurs modestes qui utilisent un véhicule personnel à des fins professionnelles. Il peut s’agir de trajets domicile-travail ou de déplacements nécessaires à l’activité.

Pour être considéré comme “grand rouleur”, il faut notamment remplir l’un des critères suivants : parcourir plus de 15 kilomètres par trajet entre le domicile et le lieu de travail, soit plus de 30 kilomètres aller-retour, ou parcourir plus de 8 000 kilomètres par an dans un cadre professionnel.

L’aide est également soumise à des conditions de revenus. Elle n’est donc pas ouverte à tous les automobilistes.

Quels véhicules sont concernés ?

Le dispositif vise les véhicules personnels utilisés à des fins professionnelles. Il peut s’agir de véhicules à deux, trois ou quatre roues, à motorisation thermique ou hybride non rechargeable.

Le véhicule doit être régulièrement assuré au moment de la demande. Le demandeur doit pouvoir fournir son numéro d’immatriculation et les informations nécessaires à l’identification du véhicule.

Certains véhicules sont exclus, notamment les véhicules électriques, les véhicules à hydrogène, les poids lourds, les véhicules agricoles, les véhicules de fonction ou de service et certains véhicules faisant déjà l’objet d’une prise en charge spécifique par l’employeur.

Pour les automobilistes, cela signifie qu’il ne suffit pas de rouler beaucoup. Il faut aussi que le véhicule et l’usage déclaré correspondent aux critères du dispositif.

Comment demander l’aide sans tomber dans une arnaque ?

La règle est simple : la demande doit se faire sur impots.gouv.fr.

Il ne faut pas passer par un lien reçu dans un e-mail, même si le message semble officiel. Les fraudeurs peuvent copier les codes visuels de l’administration : logo Marianne, couleurs institutionnelles, mentions rassurantes, formulaire en ligne, vocabulaire administratif.

Le bon réflexe consiste à ouvrir son navigateur, taper soi-même l’adresse impots.gouv.fr, puis accéder au simulateur ou à la démarche officielle.

Si vous recevez un message vous annonçant que vous êtes déjà éligible à une aide d’un montant précis, soyez prudent. La DGFiP rappelle qu’il ne faut pas répondre aux messages qui réclament des informations personnelles ou bancaires.

Pourquoi les automobilistes sont particulièrement ciblés ?

Les automobilistes sont une cible idéale pour ce type d’arnaque. Le carburant pèse lourd dans le budget des ménages, surtout pour les salariés et indépendants qui vivent loin de leur lieu de travail ou n’ont pas d’alternative crédible à la voiture.

Les escrocs exploitent ce contexte. Ils savent qu’une aide carburant paraît plausible, surtout lorsqu’un dispositif officiel existe réellement. Ils savent aussi que la peur de manquer une aide peut pousser à cliquer rapidement.

Le piège repose donc sur une confusion : vraie aide, faux message.

Les signes qui doivent alerter

Un e-mail ou un SMS doit être considéré comme suspect s’il promet un montant différent de l’aide officielle, impose un délai très court, demande un RIB ou une carte bancaire, contient un lien vers un site qui n’est pas en “.gouv.fr”, ou utilise une adresse d’expéditeur inhabituelle.

Même si le message semble bien rédigé, il faut vérifier. Les arnaques sont de plus en plus soignées. L’absence de faute d’orthographe ne garantit plus qu’un message est authentique.

Que faire si vous êtes automobiliste et pensez être éligible ?

Ne partez pas du message reçu. Partez du site officiel.

Rendez-vous sur impots.gouv.fr, utilisez le simulateur, vérifiez vos critères de revenus, votre distance domicile-travail, votre kilométrage professionnel et les caractéristiques de votre véhicule.

Préparez les informations utiles : avis d’impôt, numéro fiscal, immatriculation du véhicule, carte grise et éléments permettant de certifier l’usage professionnel du véhicule.

Si vous êtes éligible, poursuivez uniquement dans l’environnement officiel.

À retenir pour les conducteurs

La vraie aide carburant est de 100 €. Elle s’adresse aux travailleurs modestes qui roulent beaucoup pour leur activité professionnelle. Elle se demande sur impots.gouv.fr. Un e-mail promettant 108,72 € et demandant de cliquer sur un lien doit être traité comme une arnaque.

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