Ce constructeur chinois contraint de ralentir sa production

Malgré sa position de leader mondial, BYD se débat avec un stock colossal de véhicules invendus.

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Ce constructeur chinois contraint de ralentir sa production
Ce constructeur chinois contraint de ralentir sa production | L'Automobiliste

Le constructeur automobile chinois BYD, reconnu comme le plus grand fabricant mondial de véhicules électriques, a récemment dépassé Tesla pour prendre la tête du marché en avril 2025. Pourtant, même avec cette belle réussite, un mécontentement croissant se présente. Dans un marché chinois déjà saturé par l’arrivée de plus d’une centaine de nouvelles marques, BYD fait face à des soucis inattendus qui pourraient freiner sa croissance future.

Problèmes qui s’intensifient en Chine

Même si la période récente a montré quelques signes de croissance, BYD rencontre des galères chez lui. Le constructeur se retrouve coincé avec un stock de plus de 340 000 véhicules invendus. Ce surplus a obligé l’entreprise à ralentir sa production, qu’elle a réduite d’un tiers par rapport à sa capacité maximale. En Chine, quatre de ses sept usines ont ainsi dû réduire leurs effectifs et leur cadence d’assemblage.

Les raisons officielles restent floues, bien que plusieurs explications soient données. Il se pourrait que ce soit une manœuvre pour alléger les coûts ou simplement une réaction à des ventes qui n’ont pas atteint les prévisions. La croissance de BYD est, en fait, moins vive que celle enregistrée sur le marché chinois global, ce qui soulève des questions quant à la pérennité de ses ambitions.

Nouvelles orientations à l’international

Pour ne pas trop dépendre du marché chinois, BYD a décidé de lever les yeux vers l’Europe et y a notamment implanté un siège en Hongrie. La stratégie consiste à diversifier ses activités et à profiter de la montée en puissance du segment des voitures électriques sur le continent. Aujourd’hui, BYD propose plusieurs modèles qui tiennent la route, dont la Dolphin Surf lancée en France à moins de 20 000 euros et vantée pour son succès commercial.

En parallèle, la firme envisage d’ouvrir trois nouvelles usines en Europe et de créer un centre de recherche et développement en Hongrie. Bien que l’expansion sur le marché européen ne soit pas aussi dynamique qu’en Chine, ce plan d’extension pourrait apporter un vrai souffle nouveau à l’entreprise.

Problèmes financiers et remontrances officielles

La surproduction a entraîné une accumulation difficile à gérer des stocks dans les showrooms et concessions, avec des parkings qui se remplissent à vue d’œil. Parallèlement, les guerres de prix initiées par certaines marques n’ont rien arrangé, rendant la compétition tarifaire particulièrement ardue pour BYD.

De plus, le constructeur fait l’objet de critiques de la part du gouvernement chinois à propos de pratiques commerciales discutables. En effet, l’immatriculation massive de voitures non commandées pour ensuite les revendre comme des occasions zéro kilomètre fausse les chiffres du marché et a attiré l’attention des autorités. Actuellement, une enquête est en cours concernant d’éventuelles subventions que BYD aurait perçues de manière illégale.

Effets sur le terrain

Les répercussions ne se limitent pas aux chiffres ou à la stratégie globale : elles touchent directement le réseau commercial local. Un concessionnaire BYD a déjà fait faillite, et une vingtaine de magasins seraient désertés ou fermés. De plus, les showrooms affichent un stock moyen équivalent à 3,21 mois de ventes, alors que la moyenne nationale est de 1,38 mois, signalant bien la difficulté d’écouler les véhicules.

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