Belgique : une vignette bientôt obligatoire pour circuler en voiture ?

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Belgique : une vignette bientôt obligatoire pour circuler en voiture ? | L'Automobiliste

Imaginez rouler comme d’habitude… sauf qu’un œil numérique veille discrètement sur votre plaque.
Pas de ticket, pas de borne, pas de barrière. Mais une vignette que vous aurez – ou non – réglée à l’avance, pour continuer à utiliser les routes belges sans risquer l’amende.

Et si votre prochain trajet en voiture en Belgique vous coûtait quelques euros de plus, sans même que vous le remarquiez ?

Belgique : une vignette sans autocollant, mais pas sans conséquences

Le principe est simple : instaurer un droit d’usage du réseau routier, payé par tous les automobilistes, locaux comme étrangers. L’idée n’est pas neuve, mais une nouveauté surgit : tout sera dématérialisé. C’est ce qu’a confirmé le ministre wallon des Transports, François Desquesnes, le 15 avril 2025, devant la Commission du Parlement de Wallonie. « Je peux vous confirmer que la Flandre et la Wallonie envisagent un système totalement dématérialisé. Pas de petit papier, pas de petit plastique à coller sur le pare-brise », a-t-il précisé.
Concrètement, le système reposera sur la lecture automatique des plaques d’immatriculation, par caméras, et un pré-référencement numérique. En clair, si vous n’avez pas payé votre vignette, les caméras le verront, et l’addition suivra.

Un bon plan, vraiment ? Cela dépendra surtout du prix. Pour l’heure, aucun tarif officiel n’a été annoncé. Mais François Desquesnes a indiqué que le système s’inspirerait d’exemples comme la Suisse, où la vignette annuelle coûte 42 euros. En Belgique, on parle d’options de 1 jour, 10 jours, 1 mois ou 1 an, à choisir selon vos usages.
Ce modèle pourrait séduire les conducteurs occasionnels, ou les touristes, à condition que les montants restent raisonnables : « Il s’agit de mettre en œuvre un droit d’usage dans le respect des règles européennes, fiscalement neutre pour les usagers wallons et payant pour les usagers étrangers », souligne la déclaration de politique régionale wallonne depuis juillet 2024.

Bon à savoir : qui devra vraiment payer ?

Ce projet n’en est pas à son coup d’essai. Il y a vingt ans déjà, Michel Daerden parlait d’instaurer une vignette pour véhicules légers. Depuis, l’idée n’a jamais vraiment disparu, mais elle a toujours échoué à franchir le cap de la mise en œuvre. Ce n’est qu’en parallèle de la taxe kilométrique pour les poids lourds, mise en place depuis, que le concept a retrouvé un souffle.
Cette fois, la dynamique semble plus sérieuse : les deux régions flamande et wallonne coopèrent étroitement. Reste à savoir si Bruxelles, encore sans gouvernement régional, rejoindra le mouvement. Car le diable est dans les détails : qui paiera, où, quand, et surtout, comment les zones concernées seront délimitées ?

Pas de panique pour les technophobes : une solution non numérique est prévue. Il sera possible de se procurer une vignette physique, notamment par téléphone via un numéro comme le 1718. Les contrôles, eux, resteront automatiques, avec un soutien d’équipes sur le terrain.
Ce qui change ? Ce n’est pas le fait de payer, mais la façon de le faire. Fini les barrières ou les bornes ; ce sont les données qui font le travail.

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