Sécurité routière : la faute (trop fréquente) avec les feux de détresse qui coûte très cher

Saviez-vous que mal utiliser vos feux de détresse peut vous coûter jusqu’à 135 euros ?

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Sécurité routière : la faute (trop fréquente) avec les feux de détresse qui coûte très cher © L'Automobiliste

Les feux de détresse, qu’on appelle aussi warnings, jouent un rôle important pour la sécurité routière. Ces lumières, souvent sous-estimées, servent à signaler une urgence et à éviter les accidents. Leur utilisation est régie par le Code de la route en France, ce qui montre bien leur place dans la gestion des incidents sur la voie publique.

Comment fonctionnent les warnings

Pour activer les warnings, il suffit d’appuyer sur un bouton rouge portant un triangle, généralement situé près du volant ou au centre du tableau de bord. Une fois enclenchés, les quatre clignotants du véhicule s’allument en même temps, à l’avant comme à l’arrière. Cette double visibilité aide à avertir les autres usagers d’un danger potentiel.

En France, l’usage de ces feux doit se limiter aux situations où le risque est immédiat. Ils ne sont pas faits pour signaler des manœuvres courantes comme changer de direction ou stationner.

Quand utiliser les warnings ?

Plusieurs situations justifient l’activation des warnings. En cas de panne ou d’accident, il faut les mettre immédiatement pour prévenir les autres conducteurs. De même, si un véhicule immobilisé représente un risque pour la circulation – par exemple dans des zones comme les intersections, les virages en épingle, les sommets de côtes ou les passages à niveau – les warnings se révèlent indispensables.

Ils interviennent également lorsque la visibilité est réduite ou que, par exemple, une partie d’un chargement tombe sur la chaussée sans être immédiatement récupérée. Enfin, si vous devez rouler à une allure très réduite au point de surprendre les autres, pensez à les activer, conformément aux règles de circulation.

Les règles d’utilisation et les contraventions

Le Code de la route français précise clairement quand il faut utiliser les warnings. L’article R416-19 impose leur usage, ainsi que celui du triangle de présignalisation, quand un véhicule immobilisé présente un danger sur la chaussée : « Lorsqu’un véhicule immobilisé sur la chaussée constitue un danger pour la circulation […] le conducteur doit assurer la présignalisation de l’obstacle ». Par ailleurs, l’article R416-18 mentionne : « Tout conducteur contraint de circuler momentanément à allure fortement réduite est tenu d’avertir […] en faisant usage de ses feux de détresse ».

Si vous ne respectez pas ces prescriptions, des sanctions peuvent suivre. Par exemple, ne pas activer les warnings dans les situations requises entraîne une amende forfaitaire de deuxième classe de 35 euros (article R416-18). De même, une utilisation intentionnellement abusive peut conduire à une amende forfaitaire de quatrième classe de 135 euros (article R416-19).

Les erreurs à ne pas commettre

Certaines pratiques doivent être strictement évitées avec les warnings. Les utiliser pour indiquer un changement de direction ou lors d’un dépassement n’est pas prévu par la loi et risque de semer la confusion parmi les autres conducteurs. Ce comportement des automobilistes peut entraîner des sanctions.

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