Mauvaise nouvelle pour les automobilistes diesel : l’AdBlue devient si demandé que certaines enseignes limitent déjà les quantités par client

Un moteur qui refuse de repartir sur l’autoroute en plein départ en vacances, ça n’arrive qu’aux autres… jusqu’au jour où le voyant s’allume. À 14,99 euros, la panne n’a plus d’excuse.

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Mauvaise nouvelle pour les automobilistes diesel : l'AdBlue devient si demandé que certaines enseignes limitent déjà les quantités par client
Mauvaise nouvelle pour les automobilistes diesel : l’AdBlue devient si demandé que certaines enseignes limitent déjà les quantités par client © L'Automobiliste

Norauto commercialise un bidon d’AdBlue de 10 litres livré avec un flexible de remplissage, affiché à 14,99 euros, soit 1,50 euro le litre. Le produit est assorti d’une garantie de deux ans.

Une remise de 1,99 euro est proposée sur l’anti-cristallisant Norauto de 100 ml lorsque les deux articles sont achetés ensemble, appliquée automatiquement à la validation de la commande. Le bidon peut être retiré en centre Norauto, expédié à domicile ou livré en point relais.

Le produit s’adresse aux conducteurs de véhicules diesel équipés d’un système de réduction catalytique sélective (SCR), et il est recommandé de constituer une réserve avant un long trajet et de vérifier les niveaux avant de parcourir plusieurs centaines de kilomètres, explique BFMTV. Le flexible fourni facilite le remplissage et limite les écoulements, tandis que la capacité de 10 litres permet plusieurs recharges sans racheter un bidon avant chaque déplacement important.

L’AdBlue est un additif indispensable aux véhicules diesel récents, répondant à la norme Euro 6, pour limiter les émissions polluantes. Composé d’urée à 32,5 % mélangée à de l’eau déminéralisée, conforme à la norme ISO 22241-1, il est injecté dans l’échappement où la chaleur le transforme en ammoniac.

Ce processus réduit les émissions d’oxyde d’azote de 90 %. Stocké dans un réservoir séparé, il protège aussi le système SCR lui-même en allongeant sa durée de vie.

Un niveau trop faible peut bloquer le démarrage

Sur de nombreux modèles, un niveau d’AdBlue insuffisant finit par empêcher purement et simplement le démarrage du véhicule. Un voyant s’allume d’abord sur le tableau de bord, laissant encore le temps d’agir, avant qu’un compte à rebours en kilomètres restants ne s’enclenche.

Le scénario redouté : un moteur qui refuse de repartir sur une aire d’autoroute en plein départ en vacances. Rouler sans AdBlue, ou avec un niveau trop bas, expose non seulement à une panne mais aussi à l’endommagement d’une pièce mécanique coûteuse à remplacer.

Un phénomène moins connu s’y ajoute : la cristallisation. Sous l’effet de la chaleur ou d’une mauvaise conservation, l’urée contenue dans l’AdBlue classique peut se transformer en dépôts solides, appelés cristaux d’acide cyanurique. Résultat : une hausse de la consommation de carburant et une augmentation des émissions polluantes, soit l’inverse de l’effet recherché.

Deux parades existent, ajouter un anti-cristallisant classique en complément de l’AdBlue habituel, ou opter pour HyperBlue, un produit plus récent qui combine les deux effets sans mélange à préparer. L’automobiliste peut ainsi choisir entre trois formules : AdBlue classique, HyperBlue, ou le combo AdBlue plus anti-cristallisant.

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