Le dernier baromètre Assurland publié le 12 février 2026 confirme une augmentation de 8 % des tarifs d’assurance auto en un an. Depuis 2010, la hausse cumulée atteint 36 %.
Assurance auto : 751 euros en moyenne, mais jusqu’à 952 euros selon la région
En 2025, la prime moyenne d’assurance auto s’établit à 751 euros par an. Ce chiffre constitue un repère national, toutefois il masque des disparités territoriales majeures. En Bretagne, la moyenne descend à 592 euros, tandis qu’en Corse elle atteint 952 euros. L’écart dépasse donc 360 euros annuels pour un conducteur comparable. De plus, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, la prime moyenne grimpe à 936 euros, alors qu’en Île-de-France elle s’élève à 809 euros. Ainsi, selon le lieu de résidence, le coût de l’assurance auto peut pratiquement doubler.
Ces différences reposent d’abord sur la sinistralité locale. En effet, plus les accidents, vols et dégradations sont fréquents, plus les indemnisations augmentent. Par conséquent, les assureurs ajustent leurs tarifs à la hausse. Par ailleurs, la densité de circulation et la valeur moyenne des véhicules influencent directement le montant des garanties. Même des régions historiquement modérées enregistrent désormais des hausses supérieures à 8 %, ce qui traduit une pression tarifaire généralisée. Dès lors, l’adresse devient un facteur budgétaire déterminant dans le calcul de l’assurance auto.
Assurance auto : le tous risques à 809 euros, +19 % en deux ans
La formule tous risques concentre la progression la plus marquée. Fin 2025, la prime moyenne atteint 809 euros, soit une augmentation de 19 % en deux ans. Or cette formule couvre l’ensemble des dommages, y compris responsables. De ce fait, elle absorbe directement la flambée des coûts de réparation. En 2024, les frais de réparation automobile ont progressé de 8,5 %, sous l’effet combiné de la hausse des pièces détachées, du coût de la main-d’œuvre et de la complexification technologique des véhicules.
Aujourd’hui, un simple accrochage peut impliquer le remplacement de capteurs, de caméras ou de radars d’aide à la conduite. Par conséquent, les temps d’intervention s’allongent et les factures augmentent. L’assurance auto répercute mécaniquement ces surcoûts. Face à cette dynamique, 27 % des assurés s’orientent désormais vers des formules intermédiaires. Celles-ci permettent de réduire la prime tout en conservant certaines garanties essentielles. Toutefois, pour un véhicule récent ou fortement valorisé, le tous risques demeure souvent incontournable malgré son coût plus élevé.
Assurance auto : 818 euros pour l’électrique, 1 462 euros pour les jeunes conducteurs
Le type de motorisation influence également le montant de l’assurance auto. En 2025, la prime moyenne pour un véhicule électrique atteint 818 euros, contre 753 euros pour un modèle essence et 735 euros pour un diesel, selon Assurland. L’écart entre électrique et diesel dépasse donc 80 euros par an. Cette différence s’explique par la valeur élevée des batteries, la technicité des réparations et le coût global des composants électroniques. Même si la fréquence des sinistres n’est pas nécessairement supérieure, le montant des indemnisations reste plus important.
L’âge du conducteur demeure cependant le facteur le plus déterminant. Les 17–25 ans paient en moyenne 1 462 euros par an, tandis que les 56–70 ans déboursent environ 508 euros. L’écart approche 1 000 euros annuels. Cette différence repose sur des statistiques d’accidents plus élevées chez les conducteurs novices. Néanmoins, au-delà de l’âge, la politique commerciale des assureurs influe fortement sur les montants proposés. À garanties équivalentes, un même profil peut se voir proposer des devis dont les prix varient du simple au triple. Dans ce contexte, comparer régulièrement les offres et renégocier son contrat tous les deux ou trois ans devient une démarche essentielle pour maîtriser le coût de son assurance auto.


