On pensait les voitures électriques à l’abri : une nouvelle vague de vols frappe les bornes

La Seine-et-Marne est en proie à une vague inquiétante de vols de câbles de bornes de recharge.

Publié le
Lecture : 2 min
On pensait les voitures électriques à l’abri : une nouvelle vague de vols frappe les bornes
On pensait les voitures électriques à l’abri : une nouvelle vague de vols frappe les bornes © L'Automobiliste

La Seine-et-Marne voit se multiplier depuis plusieurs mois des vols de câbles en cuivre sur les bornes de recharge pour véhicules électriques. Le métal est arraché puis revendu sur les marchés parallèles, laissant des équipements hors service et perturbant le réseau de recharge. Ce phénomène pèse lourdement sur les gestionnaires et complique le quotidien des usagers.

Ça prend de l’ampleur

Selon actu.fr, le dimanche 30 novembre 2025, le quartier Woodi à Melun, sur le Chemin de Montaigu, a été la scène d’un nouveau fait : une borne rapide Ecocharge77, de 100 kW, a été visée. Les voleurs ont réussi à emporter un câble en cuivre avant d’être interrompus alors qu’ils s’apprêtaient à couper le second. Malgré la présence de vidéosurveillance, les auteurs n’ont pas été identifiés. La borne nécessite un remplacement coûteux du matériel : la facture atteint 5 000 €, et la réparation entraîne l’immobilisation de l’appareil pendant « plusieurs jours, voire plusieurs semaines ».

Le Syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne (Sdesm), qui gère près de 300 bornes dans le département, subit les conséquences de ces actes. L’organisme parle d’un préjudice « considérable », alors que les voleurs ne récupèrent que « quelques dizaines d’euros » sur leur larcin. Selon Marc Boitel, directeur du réseau Ecocharge77, « Ces vols, en plus d’être absurdes, pèsent directement sur la continuité du service. Une borne indisponible, ce sont des usagers pénalisés et des territoires moins bien desservis » (Actu).

Des frais et des galères logistiques

Les réparations coûtent cher, dans des réseaux déjà fragilisés financièrement, et les assurances ne facilitent pas toujours les choses, soulignant l’importance de la sécurité numérique pour protéger ces infrastructures. De plus, les réparations exigent du matériel spécifique et l’intervention de techniciens habilités, ce qui prolonge l’indisponibilité des bornes, rendant une installation sécurisée essentielle.

Pour tenter de se protéger, des essais sont menés sur des gaines renforcées, des systèmes antivol internes et du marquage chimique, mais leur déploiement reste limité par le temps et les ressources, bien que des initiatives comme une riposte surprenante soient en cours. Le Sdesm, par la voix de son président Pierre Yvroud, affirme toutefois : « Nous n’abandonnerons pas pour autant les bornes rapides, qui sont indispensables à la transition énergétique et aux déplacements du quotidien ».

Laisser un commentaire