Sept pays dont la France défendent l’interdiction des voitures thermiques en 2035 : l’Allemagne et l’Italie refusent de céder, le bras de fer divise l’Europe

Sept pays européens, dont la France, s’opposent à un assouplissement des normes sur les véhicules électriques, craignant des retards dans la lutte contre le changement climatique.

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Sept pays dont la France défendent l'interdiction des voitures thermiques en 2035 : l'Allemagne et l'Italie refusent de céder, le bras de fer divise l'Europe
Sept pays dont la France défendent l’interdiction des voitures thermiques en 2035 : l’Allemagne et l’Italie refusent de céder, le bras de fer divise l’Europe © L'Automobiliste

Sept pays européens, dont la France, envoient un message net à l’Union européenne : assouplir encore la politique sur les véhicules électriques et les émissions de CO2 serait une « erreur stratégique ». Cet appel arrive alors que la Commission européenne envisage d’abandonner l’interdiction voitures thermiques prévue pour 2035.

Sept pays qui tiennent la barre

Les sept pays signataires de cet appel sont le Danemark, l’Espagne, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède et, bien sûr, la France, rapporte BFMTV. Le texte, initié par le cabinet de la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, vise à préserver une « trajectoire ambitieuse » pour l’électrification des véhicules, en insistant sur l’importance de ne pas porter atteinte à l’intégrité et à la prévisibilité de la législation sur la réduction des émissions de CO2.

La lettre souligne aussi les incertitudes autour des carburants « renouvelables » et propose de les réserver prioritairement aux secteurs de l’aviation et du maritime pour en maximiser l’efficacité.

Des approches qui s’opposent au sein de l’UE

Tandis que la France et ses alliés plaident pour une électrification plus agressive, l’Allemagne et l’Italie privilégient une approche plus souple. En réaction aux pressions, la Commission européenne a proposé en décembre de réduire de 90 % les émissions de CO2 des nouvelles voitures par rapport aux niveaux de 2021, tout en demandant aux constructeurs de compenser les 10 % restants. Mais le débat monte d’un cran : certains, comme l’Allemagne, veulent intégrer davantage de véhicules hybrides dans cette transition.

Le fait que sept pays se disent prêts à « retarder le texte, voire le bloquer » montre l’ampleur des positions divergentes au sein de l’Union européenne.

Répercussions géopolitiques et économiques

La situation est aggravée par la « crise énergétique depuis la guerre au Moyen-Orient », qui met en évidence l’urgence de réduire la dépendance aux combustibles fossiles. Les signataires considèrent qu’une baisse de cette dépendance est stratégique pour l’avenir énergétique de l’Europe. Ils expriment des inquiétudes sur les aspects techniques et l’approvisionnement en carburants dits « renouvelables ».

Ce désaccord pose des défis non seulement sur le plan environnemental mais aussi sur le plan géopolitique. Les tensions entre les pays favorables à une électrification radicale et ceux prônant une approche plus nuancée annoncent un possible « bras de fer ». La réunion des ministres de l’Environnement des Vingt-Sept, prévue pour fin juin, pourrait jouer un rôle décisif pour trancher ces divergences.

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