À partir de 2026, la France franchira une nouvelle étape dans la modernisation de son contrôle automatisé, avec l’arrivée massive de radars capables d’identifier jusqu’à quatre sources de PV simultanément. Selon les informations publiées ces derniers jours, ces dispositifs dopés à l’IA détecteront en continu l’usage du téléphone au volant, l’absence de ceinture de sécurité et le non-respect des distances de sécurité, en plus des excès de vitesse. Cette évolution s’inscrit dans un vaste plan d’investissement public destiné à renforcer la sécurité routière et, par conséquent, l’économie liée au traitement des infractions.
Les radars IA changeront la physionomie du contrôle routier
Les nouveaux radars IA représentent un grand changement dans la façon dont la France gère la sécurité routière. Dès 2026, la France déploiera une nouvelle génération de radars dotés d’intelligence artificielle capables non seulement de contrôler la vitesse, mais aussi de repérer l’usage du téléphone au volant, l’absence de ceinture de sécurité et le non-respect des distances de sécurité, peut-on lire sur Europe 1. Cette capacité élargie modifiera profondément la fréquence à laquelle les automobilistes recevront un PV, d’autant que ces radars fonctionneront en continu, sans intervention humaine.
En parallèle, l’administration prévoit d’étendre le parc national. Selon Sortiraparis, le nombre total de boîtiers passera de 4 000 à 4 160, ce qui accroît la densité des radars sur le réseau routier. Grâce à cette expansion, il deviendra plus difficile pour les conducteurs de contourner une surveillance qui couvre déjà un large spectre d’axes stratégiques. Ce renforcement est rendu possible par une enveloppe budgétaire de 46,3 millions d’euros, inscrite dans le projet de loi de finances 2025, destinée à moderniser les dispositifs actuels. Cette somme témoigne d’une volonté politique affirmée, qui vise à maximiser l’efficacité du contrôle automatisé et, mécaniquement, à augmenter le nombre potentiel de PV, ce qui aura aussi un impact économique non négligeable.
Trois nouvelles infractions passées au crible par l’IA
La première évolution majeure concerne la détection de l’usage du téléphone tenu en main. Cette infraction, souvent difficile à verbaliser faute de preuve, deviendra bien plus aisée à sanctionner grâce aux caméras haute définition et à l’IA embarquée. Le risque d’un PV automatique s’accroîtra fortement, y compris dans des situations où le conducteur pensait jusqu’ici passer inaperçu.
La deuxième concerne le port de la ceinture. Les radars IA pourront repérer immédiatement un torse non retenu, même dans un véhicule en mouvement dense. Là encore, la conséquence directe sera une hausse marquée du nombre de procès-verbaux, tant cette infraction reste fréquente malgré les campagnes de prévention.
La troisième innovation porte sur les distances de sécurité. Jusqu’ici difficilement mesurables par les forces de l’ordre, leur respect sera désormais quantifié. L’IA exploitera les images enregistrées par les radars pour identifier si un conducteur respecte la distance séparant deux véhicules. Cette surveillance automatique pourrait entraîner un surcroît de PV, notamment sur autoroute, où les comportements trop rapprochés sont courants.
Ces nouvelles infractions seront sanctionnées par une amende de 135 euros, assortie d’un retrait de 3 points. De plus, il sera possible d’être flashé pour plusieurs manquements en même temps, un même radar pouvant relever par exemple un excès de vitesse cumulé à un téléphone tenu en main. Ce cumul, inédit à grande échelle, risque de modifier durablement les habitudes de conduite, tant l’effet dissuasif sera fort.






