Alors que les débats sur la sécurité routière et la pollution automobile battent leur plein, les 27 États membres de l’Union européenne ont rejeté une proposition qui faisait polémiques. La Commission européenne, lancée en avril, voulait rendre obligatoire un contrôle technique annuel pour les voitures et camionnettes de plus de dix ans. La décision a été prise lors d’une réunion à Bruxelles, montrant une certaine résistance à changer la réglementation existante sur les contrôles techniques.
Une proposition ambitieuse qui bute sur les règles en place
La Commission européenne soutenait que la mesure renforcerait la sécurité sur les routes et aiderait à réduire la pollution des véhicules anciens. Aujourd’hui, dans l’Union européenne, les véhicules de plus de dix ans doivent passer un contrôle technique tous les deux ans. Certains pays, comme la France et l’Allemagne, vont plus loin et imposent un contrôle dès que la voiture atteint quatre ans.
Cette proposition faisait partie de la révision des règles de 2014, avec l’idée d’inciter les États membres à durcir les contrôles. Face au nombre croissant de véhicules vieillissants sur le « Vieux continent », l’UE voulait harmoniser davantage les pratiques nationales en matière de contrôle de la sécurité automobile.
La réunion des ministres européens des Transports qui a tranché
Le jeudi de la réunion à Bruxelles, les ministres européens des Transports ont dit non à l’instauration d’un contrôle technique annuel pour les véhicules de plus de dix ans, confirme Le Figaro. Dans leur communiqué, ils ont justifié ce choix en expliquant qu’il ne fallait pas « imposer des frais supplémentaires aux propriétaires de véhicules ». La décision reflète une volonté de garder un équilibre entre la nécessité de contrôler les véhicules pour la sécurité et les préoccupations financières des citoyens européens.
Même si la proposition principale a été refusée, les ministres ont approuvé d’autres mesures pour mieux surveiller les émissions de particules fines. Ils ont validé en partie de nouvelles méthodes pour contrôler les émissions d’oxyde d’azote et de particules fines, ainsi que des dispositions contre le trucage des compteurs kilométriques, montrant qu’ils restent attentifs à la protection de l’environnement.
La suite, c’est au Parlement européen
Le refus des États membres n’est pas définitif tant que le Parlement européen n’aura pas une position officielle. L’accord du Parlement est nécessaire pour transformer ces propositions en lois qui s’appliquent à tous les États membres. Si les eurodéputés ne sont pas d’accord avec les ministres, il faudra négocier pour trouver un compromis.






