Voiture électrique : au tour des concessionnaires d’alerter Ursula Von der Leyen

Les concessionnaires européens tirent à leur tour la sonnette d’alarme sur le calendrier CO2 de l’UE.

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Voiture électrique : au tour des concessionnaires d’alerter Ursula Von der Leyen © L'Automobiliste

Les concessionnaires européens de Stellantis montent au créneau. Quatre associations représentant les distributeurs des marques Alfa Romeo, Citroën, Fiat, Jeep et Peugeot ont écrit à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, pour demander le report des objectifs stricts d’émissions de CO2 prévus pour 2025. La lettre, obtenue par Bloomberg News, révèle un profond désaccord entre les concessionnaires et la position de la direction du groupe automobile représentée par Carlos Tavares.

Une lettre pour la survie des réseaux concessionnaires européens

Les concessionnaires de Stellantis ont exprimé leur inquiétude face aux nouvelles normes européennes qui entreront en vigueur dès le 1er janvier 2025. Dans leur lettre adressée à Ursula von der Leyen, ils expliquent que ces exigences sont non seulement irréalistes mais également dangereuses pour la survie du réseau de distribution automobile. « Les objectifs de réduction des émissions de CO2 pour 2025 sont inatteignables dans les conditions actuelles du marché », ont-ils écrit, soulignant l’écart grandissant entre les ambitions de l’Union européenne et la réalité du terrain.

Pour les concessionnaires, le problème est double. D’une part, les véhicules électriques, censés être la solution pour respecter les objectifs de CO2, sont trop chers pour la majorité de leur clients. « Nous sommes en contact quotidien avec des clients finaux qui rejettent fréquemment les véhicules électriques en raison de préoccupations concernant le prix, l’autonomie et l’accessibilité », ont précisé les distributeurs. De l’autre, le manque d’infrastructures de recharge complique encore davantage l’adoption de ces véhicules, rendant difficile pour les concessionnaires d’atteindre les objectifs de vente fixés par Stellantis.

Carlos Tavares fait l’autruche

Carlos Tavares, directeur général de Stellantis, maintient fermement son soutien aux nouvelles règles environnementales. Pour lui, ces objectifs font partie intégrante de la stratégie du groupe et sont essentiels pour contribuer à la lutte contre le changement climatique. En septembre 2024, ce dernier avait qualifié de « surréaliste » toute tentative de modifier ces règles si près de leur entrée en vigueur.

Les concessionnaires n’ont pas manqué de mettre l’accent sur les lourdes amendes auxquelles s’exposent les constructeurs automobile en cas de non-respect des objectifs de CO2. D’après les estimations de Luca de Meo, directeur général de Renault, et président de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), ces sanctions pourraient atteindre jusqu’à 15 milliards d’euros pour les constructeurs automobiles européens. Une perspective qui inquiète autant les membres de l’ACEA, que leurs distributeurs. Magré cela, l’UE de son côté ne semble toujours pas encline à faire un pas vers eux.

1 réflexion au sujet de « Voiture électrique : au tour des concessionnaires d’alerter Ursula Von der Leyen »

  1. Forcément comme ils passent leurs journées à dire que l’électrique n’est pas bien à leurs clients, ils se plaignent qu’ils n’en vendent pas assez LOL.
    J’en ai encore été témoin la semaine dernière.

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