Un faux kit de dépannage à prix réduit : attention à cette arnaque

Ce type d’escroquerie illustre les nouvelles formes que peut prendre la fraude en ligne, en ciblant directement des publics spécifiques comme les automobilistes.

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Un faux kit de dépannage à prix réduit : attention à cette arnaque © L'Automobiliste

Depuis le début du mois de mai 2025, une campagne de phishing visant les automobilistes français a été signalée par plusieurs plateformes spécialisées dans la cybersécurité. Le procédé consiste à proposer, par courrier électronique ou via des annonces en ligne, un kit de dépannage ou de sécurité routière pour une somme symbolique, généralement inférieure à 3 euros. Cette opération, en réalité frauduleuse, a pour but principal de collecter les données personnelles et bancaires des victimes.

Fonctionnement de l’arnaque au kit de dépannage

Selon les informations recueillies dans un article publié par 20 Minutes le 6 mai 2025, cette escroquerie consiste à envoyer un message indiquant que l’automobiliste peut recevoir un « kit d’urgence pour voiture » pour un montant modique, censé couvrir uniquement les frais de livraison. Le kit, présenté comme obligatoire ou fortement recommandé, inclut généralement :

  • Un triangle de signalisation ;
  • Un gilet de sécurité réfléchissant ;
  • Éventuellement une trousse de premiers secours, une couverture de survie, des câbles de démarrage ou une corde de remorquage.

Le lien fourni dans le message mène à un formulaire en ligne, présenté sous la forme d’un sondage à remplir pour « réclamer » le kit. À l’issue de ce processus, il est demandé à l’internaute de renseigner ses coordonnées bancaires, étape à laquelle débute la fraude.

Pourquoi une arnaque de ce type ?

Comme l’indique la plateforme Signal-Arnaques dans une alerte publiée le 4 mai 2025, le véritable but de ces campagnes est d’extraire les données bancaires pour procéder ensuite à des prélèvements récurrents. Dans la majorité des cas signalés, ces prélèvements sont d’un montant faible, souvent inférieur à 30 euros, afin de passer inaperçus sur les relevés bancaires.

Sans surprise, l’apparence des sites utilisés est soignée : logo, typographie et mentions légales sont parfois copiés depuis des sites institutionnels pour créer un sentiment de légitimité.

Des institutions publiques ou des entreprises privées sont fréquemment mentionnées dans les messages frauduleux. Les noms du ministère des Transports et de Vinci Autoroutes sont notamment utilisés. Cette dernière a confirmé sur sa page Facebook le 29 avril 2025 qu’elle faisait l’objet d’une usurpation d’identité. Elle a précisé qu’aucune de ses bases de données n’avait été compromise et qu’une plainte avait été déposée.

Kit de dépannage : comment se protéger de cette arnaque ?

Pour éviter ce type d’arnaque, plusieurs recommandations sont formulées par les acteurs de la sécurité numérique :

  • Ne jamais renseigner de données personnelles ou bancaires via un lien reçu par email, même si le message semble provenir d’un organisme officiel ;
  • Vérifier systématiquement l’authenticité de l’expéditeur ;
  • En cas de doute, contacter l’organisme supposé émetteur via ses canaux officiels ;
  • En cas de prélèvement suspect, faire immédiatement opposition auprès de sa banque ;
  • Signaler le message frauduleux sur le site www.signal-spam.fr ;
  • Déposer un signalement via la plateforme Perceval du ministère de l’Intérieur, accessible depuis www.service-public.fr.

Ce type d’escroquerie illustre les nouvelles formes que peut prendre la fraude en ligne, en ciblant directement des publics spécifiques comme les automobilistes. La vigilance numérique est désormais une composante essentielle de la sécurité routière au sens élargi, incluant aussi bien les comportements au volant que la gestion des informations personnelles liées à la mobilité.

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