Avec l’arrivée de l’hiver, la question des équipements auto adaptés revient sur le devant de la scène en France. Depuis l’adoption de la loi Montagne II en 2016, on se demande légitimement si tous les conducteurs doivent chausser des pneus hiver partout dans le pays. Cette loi, entrée en vigueur le 18 octobre 2020, a fixé des exigences particulières pour les automobilistes qui roulent dans certaines zones de montagne, applicables du 1er novembre au 31 mars chaque année.
Ce que dit la règle
La loi Montagne II impose aux conducteurs qui se rendent dans des massifs comme les Alpes, les Pyrénées, les Vosges, le Jura, le Massif central, et même en Corse, de s’équiper pour affronter des conditions hivernales parfois rudes. Selon le journal Charente Libre, l’obligation concerne 34 départements, incluant l’Ain, l’Allier, et les Alpes-de-Haute-Provence, pour n’en citer que quelques-uns. Dans ces zones, ce sont les préfets qui définissent les communes précises soumises à l’obligation : elle n’est donc pas automatiquement la même sur tout le département.
Pendant cette période, les automobilistes doivent monter quatre pneus homologués 3PMSF ou avoir à bord des chaînes ou des chaussettes pour au moins deux roues motrices, conformément aux équipements obligatoires. À noter que, depuis 2024, les pneus marqués exclusivement M + S ne suffisent plus (M + S signifiant « mud and snow », littéralement boue et neige). Pour les poids lourds avec remorque, même si des pneus hiver sont montés, des chaînes restent obligatoires sur au moins deux roues motrices.
À quoi servent les pneus hiver
Les pneus hiver jouent un rôle majeur dès que la température descend sous les 7 °C. Grâce à leur gomme spécifique et à leurs sculptures, ils offrent une meilleure adhérence sur routes sèches, humides, enneigées ou verglacées. L’objectif est d’améliorer la sécurité des usagers et de préserver la fluidité de la circulation.
La loi ne vise pas uniquement la sanction. Même si une amende de 135 euros est prévue pour les contrevenants, les forces de l’ordre privilégient pour l’instant la prévention et l’information des conducteurs. Restez tout de même vigilant : des mesures plus sévères, comme l’immobilisation du véhicule, peuvent être prises en cas de non-respect grave des règles.
Où ça s’applique et comment c’est signalé
Pour indiquer clairement le début et la fin des zones concernées, de nouveaux panneaux ont été ajoutés au Code de la route. Le panneau B58 marque l’entrée dans une zone où l’équipement est obligatoire, tandis que le panneau B59 signale la sortie. Les listes de communes concernées (par exemple dans les Pyrénées-Atlantiques avec des lieux comme Laruns, Larrau, ou Arette) montrent que l’obligation peut varier même à l’intérieur d’un même département.






