Pourquoi le contrôle technique 2026 vous impose soudain… d’attendre 60 secondes avant de repartir

Une minute d’attente imposée après le contrôle technique des deux-roues suscite indignation et moqueries.

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Pourquoi le contrôle technique 2026 vous impose soudain… d’attendre 60 secondes avant de repartir
Pourquoi le contrôle technique 2026 vous impose soudain… d’attendre 60 secondes avant de repartir | L'Automobiliste

Le contrôle technique des deux-roues en France, déjà source de polémiques depuis son lancement en avril 2024, refait parler de lui avec l’arrivée d’une disposition étonnante. Publiée au Journal officiel le 26 décembre 2025, elle oblige les centres de contrôle à attendre une minute entre la validation du contrôle et la restitution du véhicule au propriétaire. Qualifiée par beaucoup de sommet de la mesure absurde, cette mesure provoque de vives critiques, notamment chez les motards et chez certaines personnalités politiques.

Comment ça s’est mis en place et les réactions

Depuis l’obligation du contrôle technique pour les deux-roues en avril 2024, de nombreux acteurs font part de leur mécontentement. Les motards, représentés notamment par la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC), ont multiplié les actions, y compris un appel au boycott des centres de contrôle technique. L’association juge la disposition inutile et absurde, estimant qu’elle renforce l’impression d’une administration déconnectée des vrais problèmes de sécurité routière.

Sur le plan politique, le député Sacha Houlié, lui-même motard, fustige ce qu’il décrit comme une parfaite illustration de l’absurdité bureaucratique. Il affirme que ce formalisme excessif fragilise la crédibilité du dispositif et laisse entendre que la France peut encore revoir sa copie.

La mesure d’une minute, en détail

L’arrêté du 19 décembre 2025 précise que « une minute, pas une de moins » doit s’écouler entre la validation du contrôle technique et la remise des clés au client, rapporte Auto Plus. Le ministère des Transports justifie la règle par la nécessité de vérifier que le contrôle est bien enregistré avant la restitution, soutenant que cette minute sert aux formalités administratives et aux conseils au propriétaire. Malgré cela, la disposition a « suscité moqueries et critiques » et certains y voient un symbole de sur-réglementation.

Ce même arrêté vient modifier un texte initial de 2023 et complète un « décret parent » du 8 décembre 2025. Les centres qui ne respecteraient pas la mesure s’exposent à des sanctions renforcées : amendes jusqu’à 1 500 €, voire retrait ou suspension de leur agrément.

D’autres approches en Europe

Au niveau européen, la directive de 2014 propose une autre trajectoire possible. Des pays comme l’Irlande, la Finlande, les Pays-Bas et le Portugal ont choisi de ne pas imposer de contrôle technique aux motos, en privilégiant d’autres moyens pour améliorer la sécurité et lutter contre la pollution.

Ces pays partent du constat que le contrôle technique n’est pas le seul outil pour atteindre ces objectifs. En France, la réforme s’inscrit plutôt dans une logique de durcissement global prévue d’ici la fin de la décennie.

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