Airbags Takata : des milliers de voitures non rappelées roulent encore en France, et leurs propriétaires ne le savent même pas

Des accidents tragiques liés aux airbags Takata font grimper le nombre de victimes en France. Vous roulez peut-être avec un véhicule à risque.

Publié le
Lecture : 2 min
Airbags Takata : des milliers de voitures non rappelées roulent encore en France, et leurs propriétaires ne le savent même pas
Airbags Takata : des milliers de voitures non rappelées roulent encore en France, et leurs propriétaires ne le savent même pas © L'Automobiliste

La période des départs en vacances, souvent synonyme de plaisir et d’aventures, est assombrie cette année par une hausse d’accidents routiers tragiques en France. En cause : de nombreux véhicules équipés d’airbags défectueux fabriqués par le Japonais Takata. Les conséquences touchent tout le pays.

Des drames récents avec des airbags Takata

Plusieurs incidents mortels ont marqué le pays. En juin 2025, un accident à Reims a coûté la vie à une mère de famille ; sa fille de 14 ans a été blessée. L’airbag s’est déclenché de manière intempestive sur une voie rapide alors que la Citroën C3 roulait.

À Cranves-Sales, un homme de 41 ans est mort après que l’airbag a explosé et projeté des morceaux de métal. Ces accidents s’ajoutent aux 22 décès signalés en France à cause des airbags Takata, dont 3 en métropole. La majorité des sinistres recensés se trouvent en Outre-mer.

D’où vient le problème et quels sont les défauts

Le problème remonte à plusieurs années et concerne environ 2,5 millions de voitures, selon une estimation du ministère des Transports en 2025. Près d’1,2 million ont déjà vu leurs airbags remplacés, ce qui laisse 1,3 million de véhicules potentiellement à risque, alerte le 20 Minutes. Les airbags concernés ont été fabriqués entre 1999 et 2019.

Le composant dangereux des airbags est le nitrate d’ammonium, un gaz qui se dégrade avec le temps, surtout en présence de chaleur et d’humidité. Cette dégradation peut provoquer un déclenchement intempestif, voire l’explosion de l’airbag, avec des projections de débris métalliques.

Ce que disent les autorités et les constructeurs

Le ministère des Transports a mis à jour la liste des véhicules concernés pour alerter les automobilistes. Philippe Tabarot, le ministre, a indiqué que de nombreux véhicules avaient déjà été contrôlés et réparés. Pierre Chasseray, directeur général de l’association 40 millions d’automobilistes, insiste sur l’urgence de vérifier si son véhicule est concerné : « N’attendez pas pour le faire », prévient-il, en rappelant le risque de blessures graves, voire mortelles.

Les constructeurs remplacent les airbags défectueux, mais joindre tous les propriétaires reste compliqué, observe Paul Grève, représentant du groupe Stellantis.

Que faire si votre véhicule est concerné

Le ministère encourage les propriétaires de véhicules potentiellement à risque à consulter la page dédiée mise en ligne. Pour organiser les remplacements, mieux vaut planifier les rendez-vous à l’avance, surtout avec le dispositif stop drive.

Pierre Chasseray insiste aussi sur l’importance d’informer les conducteurs de l’état de leurs véhicules lors des contrôles techniques.

Laisser un commentaire