Les coussins berlinois envahissent nos routes, et certains jurent que ça empire la circulation tandis que d’autres applaudissent

Les coussins berlinois à Toulouse suscitent de vives réactions : sécuriser la ville tout en répondant aux attentes des habitants.

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Les coussins berlinois envahissent nos routes, et certains jurent que ça empire la circulation tandis que d'autres applaudissent
Les coussins berlinois envahissent nos routes, et certains jurent que ça empire la circulation tandis que d’autres applaudissent © L'Automobiliste

Dans les rues de Toulouse, les « coussins berlinois » attirent les regards. Ces ralentisseurs en plastique, discrets mais fréquents, intriguent les habitants. La ville rose en compte 3 000, répartis dans toute la métropole, et certaines rues en accumulent jusqu’à quatre. Pourquoi un tel dispositif ?

À quoi ressemblent ces ralentisseurs ?

Les coussins berlinois s’intègrent plutôt discrètement au paysage toulousain. Ils sont en plastique ou en caoutchouc, avec une conception modulaire : des plaques assemblées et fixées par vissage, ce qui permet une pose rapide. Leur hauteur va de 6 à 7 cm et ils ne couvrent pas toute la largeur de la chaussée. On les repère à leur couleur bordeaux et à leurs flèches blanches.

Ce sont des « petits ralentisseurs » plutôt économiques : comptez en moyenne 2 000 €, pose comprise. Pour comparer, un ralentisseur classique peut coûter entre 3 000 € et 8 000 €. Leur caractère provisoire et la fragilité du revêtement leur valent parfois des critiques, mais ils offrent une manière douce de réduire la vitesse des véhicules.

Où ils sont posés et pourquoi ça divise

Ces coussins servent à réguler la vitesse. On les trouve dans plusieurs quartiers de Toulouse : la rue Matabiau, qui en compte trois, le faubourg Bonnefoy, et d’autres secteurs. Maxime Boyer, élu en charge des mobilités à la mairie de Toulouse, le confirme : « l’objectif premier est de sécuriser les déplacements, notamment pour les usagers les plus vulnérables. »

Tout le monde n’est pas convaincu, cependant. Les motards pointent des risques, surtout par temps de pluie où le revêtement peut glisser, et certains déplorent une visibilité insuffisante la nuit. Le sujet provoque des débats animés parmi les usagers de la route.

Un projet porté par les habitants

La mise en place de ces dispositifs répond surtout aux demandes des riverains et s’inscrit dans une démarche de sécurisation. « Nous installons des ralentisseurs en réponse aux demandes des habitants », explique Maxime Boyer. La municipalité présente cette méthode comme une façon d’associer les habitants aux choix d’aménagement. Le but est clair : compenser le fait que les zones 30 ne suffisent pas toujours à convaincre certains conducteurs de lever le pied.

Ces ralentisseurs sont conçus pour gêner le moins possible les transports en commun et les véhicules d’urgence. On les place surtout sur des routes d’agglomération à sens unique, comme dans le quartier de Lafourguette.

Et pour la mobilité de demain ?

Même s’ils sont très répandus, ces dispositifs provisoires n’ont pas toujours une signalisation suffisante. La législation en zone 30 permet l’absence de panneaux si le ralentisseur reste visible. Maxime Boyer le reconnaît lui-même dans La Dépêche : « il peut y avoir un délai entre l’installation du ralentisseur et celle des panneaux », ce qui pose la question de l’efficacité immédiate des aménagements.

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