Winora et Haibike trouvent un repreneur, mais 73 emplois disparaissent dans la restructuration

Les deux marques allemandes de vélos Winora et Haibike doivent poursuivre leur activité après la signature d’un accord de reprise le 29 octobre. L’opération sauve une partie du site bavarois de Sennfeld, tandis que l’avenir de Ghost reste beaucoup plus sombre.

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Winora et Haibike trouvent un repreneur, mais 73 emplois disparaissent dans la restructuration © L'Automobiliste

Les marques de vélos Winora et Haibike ont trouvé un repreneur après les difficultés financières du groupe Accell. Un accord signé le 29 octobre 2026 prévoit la reprise de leurs principales activités par Bike Tree, filiale de DuTech. Pour les salariés et les distributeurs, la nouvelle apporte une perspective de continuité, mais elle ne signifie pas que toute l’entreprise est sauvée.

Selon les informations publiées le 2 novembre par Frandroid et par le média spécialisé Ride MTB, 87 postes sont conservés sur le site de Sennfeld, en Bavière, tandis que 73 emplois sont supprimés dans le cadre de cette opération.

Une reprise des marques, pas de toute la société

La transaction porte sur des actifs et des activités de Winora Staiger, et non sur la reprise intégrale de l’entreprise en difficulté. Elle doit permettre à Winora, marque historique de cycles urbains, et à Haibike, spécialisée notamment dans les vélos électriques sportifs, de poursuivre leur développement sous un nouveau propriétaire.

Cette distinction est importante pour les acheteurs. Le maintien des marques et d’une partie de l’activité ne permet pas, à lui seul, de conclure que tous les contrats, réseaux de distribution, stocks et engagements commerciaux seront repris à l’identique. Les modalités pratiques devront être précisées par les entreprises et les revendeurs concernés.

Bike Tree appartient au groupe DuTech, déjà présent dans l’industrie européenne du cycle. Le contrat a été signé à la fin d’octobre, mais sa finalisation restait soumise à des conditions habituelles, avec une clôture envisagée au début de novembre. Il convient donc de distinguer l’accord de vente de sa réalisation définitive.

Ghost n’a pas bénéficié du même scénario

La situation est différente pour Ghost, autre marque liée aux activités allemandes d’Accell. Selon les informations publiées en Allemagne le 3 novembre, une cessation d’activité a été annoncée pour Ghost-Bikes, faute de solution de reprise permettant une poursuite économiquement viable. Les vélos restants doivent être écoulés.

La crise du groupe Accell montre ainsi deux issues différentes au sein d’un même ensemble industriel : la conservation de certaines marques et de leurs compétences d’un côté, l’arrêt annoncé d’une autre activité de l’autre. Pour les consommateurs français possédant un vélo de ces marques, les questions de pièces, de garanties et de service après-vente méritent d’être vérifiées directement auprès du vendeur ou du réseau officiel, sans présumer d’une interruption générale du service.

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