L’équipementier automobile allemand Schaeffler a annoncé mardi 3 novembre 2026 un nouveau programme de restructuration prévoyant la suppression de 3 460 postes en Europe d’ici à 2028. Environ 2 660 emplois sont concernés en Allemagne. Le groupe envisage également la fermeture de quatre sites allemands et d’un établissement en Belgique.
Ce plan, rapporté par Reuters et détaillé par la radiotélévision publique allemande, concerne 16 implantations européennes. Il s’agit de suppressions annoncées, et non d’emplois déjà perdus : les modalités doivent encore être discutées et mises en Å“uvre.
Des usines fermées, mais aussi des activités transférées
Les sites de Dortmund, Morbach, Berlin et Schwalbach figurent parmi les implantations allemandes destinées à fermer. À Schwalbach, une partie des salariés pourrait rejoindre Francfort, ce qui signifie que fermeture d’un établissement et disparition de tous ses emplois ne doivent pas être confondues. Une usine belge est également visée.
Le fabricant fournit des composants pour les motorisations, les châssis et d’autres applications industrielles. Il subit à la fois la baisse de certaines commandes liées aux moteurs thermiques et un développement des véhicules électriques moins rapide qu’anticipé. La concurrence internationale et les coûts de fabrication européens pèsent également sur les décisions d’investissement.
Cette annonce intervient après un précédent programme lancé en 2024. Schaeffler avait indiqué le 12 octobre avoir déjà largement mis en œuvre ces mesures, comme le rappelle son communiqué aux investisseurs. Le nouveau plan ne doit donc pas être confondu avec les 4 700 suppressions de postes précédemment envisagées.
Un objectif de 300 millions d’euros d’économies annuelles
Le groupe estime que ces nouvelles mesures pourraient générer environ 300 millions d’euros d’économies par an à l’horizon 2030, au prix de charges exceptionnelles évaluées à 480 millions d’euros. Ces montants restent des objectifs et estimations de l’entreprise, et non des économies déjà réalisées.
Pour les automobilistes français, cette décision ne signifie pas à elle seule une hausse des prix des voitures ou une pénurie de pièces. Aucun effet direct de cette nature n’est établi. Elle révèle toutefois les difficultés que rencontrent plusieurs fournisseurs européens pour adapter simultanément leurs capacités aux motorisations traditionnelles et aux nouveaux véhicules.
Le groupe doit maintenant préciser avec les représentants des salariés le calendrier et les modalités des réductions d’effectifs. L’évolution de ses commandes et de ses investissements déterminera aussi la portée industrielle du plan au-delà des établissements directement visés.