Xiaomi a livré plus de 50 000 voitures électriques en octobre 2026, un sommet mensuel depuis le début de l’année. Le groupe chinois accélère après avoir dépassé 40 000 livraisons en septembre. Ce regain laisse toutefois un défi industriel considérable : atteindre 550 000 véhicules livrés sur l’ensemble de l’exercice, alors que son expansion européenne est annoncée pour 2027.
Plus de 50 000 voitures Xiaomi livrées en octobre
Le 1er novembre, Xiaomi Auto a annoncé avoir dépassé les 50 000 véhicules livrés pendant le mois d’octobre. Le média chinois IT之家, qui relaie l’annonce officielle, rappelle que la marque avait franchi le seuil de 30 000 livraisons en août, puis celui de 40 000 en septembre. Le constructeur retrouve ainsi une dynamique ascendante après plusieurs mois où les volumes étaient restés au-dessus de 30 000 unités.
Il s’agit de voitures remises aux clients, et non de simples réservations. Xiaomi communique pour octobre un seuil dépassé plutôt qu’un total définitif précis. Cette distinction compte pour évaluer sa capacité réelle de production et de livraison.
Parti de l’électronique grand public, le groupe s’est installé sur le marché automobile chinois avec la berline SU7 et le SUV YU7. Sa montée en cadence intervient dans un secteur où les constructeurs se disputent à la fois les prix, les technologies de batterie et la rapidité des livraisons.
Un objectif annuel qui exige une accélération beaucoup plus forte
Selon les chiffres rapportés par Reuters le 1er novembre, Xiaomi totalise environ 336 000 véhicules livrés entre janvier et octobre, soit près de 61 % de son objectif annuel de 550 000 unités.
Par différence, il lui reste donc environ 214 000 voitures à livrer en novembre et décembre pour tenir cette ambition. Cela représente une moyenne proche de 107 000 unités par mois, soit plus du double du seuil franchi en octobre. Le record mensuel constitue une progression commerciale, mais la cadence requise pour les deux derniers mois reste nettement supérieure à celle observée jusqu’ici.
Le chiffre exact d’octobre, simplement annoncé comme supérieur à 50 000, ne suffit pas à déterminer combien de véhicules supplémentaires les usines pourront fournir d’ici à la fin de l’année. La réalisation de l’objectif dépendra de la production, des approvisionnements et des livraisons effectives.
Pourquoi cette progression intéresse aussi les automobilistes français
La croissance de Xiaomi se déroule pour l’instant principalement sur le marché chinois. Son importance pour l’Europe tient à la prochaine étape commerciale du groupe : l’arrivée de ses voitures électriques sur le continent est annoncée pour 2027. Lors de l’IFA de Berlin, Xiaomi a cité l’Allemagne parmi les marchés concernés, selon les informations recueillies par Frandroid en septembre.
Pour la France, aucun calendrier de commercialisation ni tarif officiel ne découle de l’annonce des livraisons d’octobre. L’enjeu pour les futurs acheteurs européens est concret : un constructeur capable d’augmenter ses volumes en Chine disposera d’une base industrielle plus solide pour envisager son déploiement à l’étranger. Il lui faudra également organiser l’homologation, la distribution, l’entretien et l’approvisionnement en pièces sur les marchés où il choisira de s’implanter.
Les performances de Xiaomi illustrent ainsi l’élargissement de la concurrence automobile chinoise au-delà des acteurs déjà commercialisés en France, comme BYD et XPeng. Les prochains chiffres mensuels permettront de mesurer si le rythme d’octobre se prolonge et quelle marge industrielle le groupe pourra consacrer à ses projets européens.
