Coup dur pour l’industrie automobile. Les chiffres des ventes du mois de mars 2025 viennent de tomber. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas bons, du tout. Le nombre de voitures neuves vendues s’écroule.
Mars 2025, un mois à oublier pour l’automobile
Les statistiques du secteur automobile pour le mois de mars 2025 viennent de tomber comme un couperet. Ce n’est pas une plaisanterie : les ventes de voitures neuves connaissent un repli spectaculaire, prolongeant une spirale dépressive entamée depuis le début de l’année. Il n’y a pas eu de miracle. En mars 2025, les ventes de voitures neuves chutent de 14,5 % par rapport au même mois de l’an passé, selon les données consolidées de la Plateforme Automobile (PFA).
Ce recul est d’autant plus préoccupant qu’il affecte l’ensemble du trimestre, avec une baisse cumulée de 7,8 % sur les trois premiers mois de 2025 par rapport à 2024. Pire encore : tous les segments sont touchés. Les véhicules industriels de plus de 5,1 tonnes plongent de 17,9 %, les utilitaires de moins de 5,1 tonnes de 10,8 %, et les voitures particulières de 7,8 %. Une situation préoccupante, selon la PFA.
Chute libre de l’électrique, sanction du thermique : un marché automobile en confusion
Le segment électrique, autrefois promu comme le grand sauveur du secteur, s’enlise. Le recul est vertigineux : –46 % chez les particuliers. En cause ? L’arrêt brutal de la période transitoire du bonus écologique, expirée le 14 février 2025. Depuis, les automobilistes hésitent, tergiversent… et repoussent leur achat. Le constat est identique pour les hybrides rechargeables, dont les ventes dégringolent de 49 %. Seuls les hybrides classiques parviennent à surnager (+19 %), grâce notamment à l’essor des flottes d’entreprises. Mais cela ne suffit pas à contrebalancer l’onde de choc provoquée par la refonte du malus CO₂, appliqué depuis le 1er mars 2025.
Dans les coulisses, la bérézina est générale. Aucun constructeur n’est épargné. Le groupe Stellantis voit ses immatriculations fondre. Renault-Nissan, longtemps résilient, plonge lui aussi. Bref, l’heure n’est pas aux réjouissances pour le monde automobile.



