Chaque année, des milliers d’automobilistes doivent programmer une contre-visite après leur contrôle technique. Souvent vu comme un passage obligé et redouté, ce contrôle repose pourtant sur des points clairs et précis à vérifier. Beaucoup de véhicules échouent pour des raisons basiques, facilement évitables par quelques vérifications simples en amont. Ces vérifications, accessibles à tous, permettent de gagner du temps et d’économiser de l’argent en évitant de revenir pour des défauts mineurs.
Les erreurs fréquentes (et faciles à éviter)
Michael Mathieu, garagiste chez Top Garage M Perf à L’Haÿ-les-Roses, interrogé par Le Journal des Femmes, remarque toute l’année les mêmes erreurs répétées par les automobilistes. Parmi les plus courantes : un éclairage défectueux. Feux stop, feux de recul, feux de croisement ou de route, parfois une simple ampoule grillée suffit pour obliger à une contre-visite. Les experts insistent : « L’ensemble de ces défauts mentionnés passe rarement le contrôle technique. » Pensez à couper le moteur tout en gardant le contact enclenché pour vérifier l’ensemble des éclairages.
Les pneus sont aussi souvent en cause. La profondeur des rainures doit être contrôlée à l’aide du picot témoin. Comme le dit Michael Mathieu, « si la structure du pneu arrive à ras de ce picot, c’est que les pneus doivent être changés ». Surveillez aussi les craquelures sur les flancs ou la bande de roulement.
Des petits détails qui posent problème
Les ceintures de sécurité, même si elles semblent élémentaires, ne doivent jamais être négligées. Chaque ceinture doit s’enrouler correctement, se verrouiller sans difficulté et ne présenter aucune déchirure. Un mécanisme bloqué ou une sangle abîmée provoque immédiatement une contre-visite.
Autre point à vérifier : le niveau d’huile. Un niveau trop bas, accompagné d’un voyant allumé au tableau de bord, peut alerter le contrôleur technique. Michael Mathieu conseille de « vérifier la jauge avant le rendez-vous » pour éviter les mauvaises surprises.
Ces vérifications paraissent anodines, mais ce sont souvent ces défaillances courantes qui entraînent des contre-visites. Des contrôles simples, réalisables sans matériel spécifique, permettent d’éviter la plupart des refus pour des éléments mineurs.




