Depuis le début de l’année 2026, les automobilistes en France remarquent une petite touche de couleur sur la route : des plaques d’immatriculation roses. Apparu dès janvier, ce dispositif provisoire fait partie des mesures prises par les autorités pour mieux voir ce qui se passe et limiter la fraude.
Comment sont apparues ces plaques roses ?
Le phénomène s’est vraiment vu au petit matin de l’année, après la publication d’un arrêté le 21 novembre 2025 qui impose ces plaques à partir du 1er janvier 2026. Elles sont posées à l’avant et à l’arrière des véhicules concernés, portent le sigle « WW » et affichent une date de fin de validité à droite, au format mois/année.
La couleur rose, inédite pour une immatriculation, a été retenue pour qu’on repère tout de suite qu’il s’agit d’un statut temporaire. Guillaume Klein, directeur du Centre Norauto Belle-Epine, rappelle l’intérêt de cette visibilité : ces plaques jouent un rôle important dans la lutte contre la fraude d’immatriculation. Avant, les immatriculations provisoires en « WW » étaient souvent réattribuées, ce qui pouvait créer des confusions, par exemple des contraventions adressées au mauvais propriétaire. Dans un entretien accordé à FranceInfo en décembre dernier, il expliquait : « Si le client A garde toujours sa plaque provisoire et ne la change jamais, dans quelques mois, un autre client va avoir la même plaque, et il suffit que le client A fasse des excès de vitesse, par exemple, et ce sera le client B qui va recevoir les contraventions. »
Ce que ça change
Chaque année, plus de 400 000 véhicules sont concernés. Rendre ces véhicules provisoires plus visibles et leur date de validité plus accessible facilite les contrôles. Les forces de l’ordre peuvent mieux vérifier, et les particuliers comme les professionnels y trouvent une sécurité supplémentaire : ces plaques servent pour des voitures neuves, des véhicules importés en attente d’immatriculation, ou pour des essais routiers.
Les plaquettes roses ont un fond rose et des caractères noirs, et présentent un format inchangé par rapport aux précédentes versions. Ce choix vise à perturber le moins possible les habitudes des conducteurs tout en renforçant l’efficacité des contrôles. Le certificat provisoire, d’une durée de deux mois, peut être prolongé dans de rares cas.






