La récente annonce d’un partenariat entre Uber et Nvidia ouvre la porte à une invasion de robotaxis d’ici 2027, transformant ce qui relevait jadis du domaine de la science-fiction en une réalité concrète. Ce projet ambitieux réunit des poids lourds du secteur, comme Stellantis, Mercedes, Waymo et Volkswagen.
Des alliances pour avancer vers l’autonomie
Le cœur de cette collaboration repose sur l’architecture avancée Nvidia Drive AGX Hyperion 10, qui équipera les véhicules autonomes. Cette technologie intègre des puces de haute performance et des capteurs capables de gérer la conduite dans des zones précises ou lors de périodes de beau temps, explique la rédaction de Capital. En s’appuyant sur les données de conduite d’Uber, Nvidia compte peaufiner ses modèles d’intelligence artificielle et ses puces spécialement conçues pour l’industrie automobile.
Parallèlement, Uber vient de renforcer sa présence dans le secteur des voitures sans chauffeur en injectant 300 millions d’euros dans Lucid, ce qui lui permet de détenir 3 % des parts de la société. Ce geste témoigne de l’engagement d’Uber pour un avenir durable et à la pointe de la technologie. De son côté, Stellantis a annoncé son partenariat avec la société chinoise Pony.ai pour étendre le marché européen des taxis autonomes.
Un secteur en plein boom
Le marché des taxis sans chauffeurs se développe à vive allure aux États-Unis et en Chine, tandis que des tests se multiplient en Europe. Waymo, la filiale de Google, prévoit de déployer une flotte de 2 000 véhicules autonomes répartis dans cinq villes d’ici 2025. Tesla a lancé son service de voitures qui se livrent à Austin, au Texas, et Zoox, filiale d’Amazon, teste ses véhicules autonomes à Las Vegas et à San Francisco.
À San Francisco, les robotaxis circulent déjà depuis 2024 grâce à Waymo, illustrant l’ampleur des investissements réalisés par les grands noms de la tech et de l’automobile dans ce secteur en pleine mutation.
Le chantier robotaxi en perspective
La coopération entre Stellantis, Uber et Nvidia prévoit la fabrication initiale de 5 000 robotaxis par Stellantis, rapporte Les Echos. Les premiers modèles devraient faire leur apparition aux États-Unis dès 2028, avant d’être exportés en Europe. Pour ce projet, Stellantis envisage d’utiliser son véhicule utilitaire léger K0, ainsi que des modèles de voitures de petite et moyenne taille, adaptés aux besoins de la mobilité autonome.
Jensen Huang, PDG de Nvidia, s’est réjoui de ce partenariat en déclarant : « Avec Uber, nous mettons en place un système qui va permettre à toute l’industrie de déployer des flottes autonomes à grande échelle. Ce qui relevait de la science-fiction se concrétise de jour en jour. »






