Panique chez les conducteurs : ces voitures ne sont plus les bienvenues dans de nombreux garages

2,5 millions de voitures en France sont concernées par le rappel des airbags Takata, avec plus de 18 décès liés à leur défaillance.

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Panique chez les conducteurs : ces voitures ne sont plus les bienvenues dans de nombreux garages
Panique chez les conducteurs : ces voitures ne sont plus les bienvenues dans de nombreux garages © L'Automobiliste

Le scandale des airbags Takata continue de poser de sérieux soucis aux automobilistes en France. Face aux dangers que ces équipements font peser, pas mal de garages ont décidé de refuser les véhicules concernés. Même si la mesure paraît sévère, elle vise avant tout à protéger la sécurité des équipes et des clients.

Un souci qui touche tout le pays

En France, 2,5 millions de voitures sont concernées par le rappel massif des airbags défaillants. Parmi elles, 1,7 million se voient imposer un « stop drive », c’est-à-dire une interdiction de rouler tant que l’airbag n’est pas remplacé. Ce dispositif a été instauré après que plus de 18 décès ont été liés à ces airbags. En quelques mois, près d’une vingtaine de tragédies ont été enregistrées, montrant bien l’urgence d’agir.

Les modèles touchés incluent notamment la Citroën C3, la DS3, l’Audi A3, l’A4, le Q5, ainsi que certaines versions de BMW, Chrysler, Ford et Honda. Un cas marquant a également été rapporté concernant une Volkswagen Polo dont l’airbag s’est déclenché sans qu’aucun choc ne se produise.

Les garages tirent la sonnette d’alarme

Face à ce risque, des enseignes comme Speedy, Norauto et Point S refusent désormais les véhicules équipés d’airbags Takata non remplacés. Pour Speedy, il revient aux automobilistes de vérifier si leur voiture bénéficie d’un rappel constructeur avant toute intervention. Comme ils le précisent : « Il vous appartient de vérifier si votre véhicule fait l’objet d’un rappel constructeur avant toute intervention dans nos centres. »

Les véhicules soumis au « stop drive » se voient systématiquement refuser l’accès aux garages. Même ceux qui ne sont pas encore interdits de rouler peuvent se voir refuser la prise en charge s’ils n’ont pas effectué le remplacement nécessaire. Les conducteurs doivent donc présenter un justificatif prouvant que l’opération a été réalisée par un concessionnaire ou un garagiste agréé.

Chez Norauto, seules les interventions qui ne passent pas par l’airbag sont proposées pour les véhicules n’ayant pas le « stop drive ». Quant à Speedy, ils conseillent vivement à leurs clients de vérifier les rappels constructeurs avant de venir en atelier.

Les mesures du gouvernement

Le gouvernement français a décidé d’accélérer le remplacement gratuit des airbags défectueux pour éviter des problèmes lors du contrôle technique. Les constructeurs automobiles doivent maintenant rappeler tous les véhicules concernés et offrir une voiture de prêt aux clients pendant la durée de l’intervention. Le ministère chargé des Transports appelle aussi les conducteurs à procéder au changement sans délai.

Un arrêté stipule que toutes les voitures équipées d’airbags à risque en Corse et en Outre-mer doivent être immobilisées immédiatement. Par ailleurs, les véhicules datant d’avant 2011 sur le territoire métropolitain (hors Corse) doivent être mis hors circulation jusqu’à réparation. On rappelle par ailleurs qu’un total de 600 000 véhicules supplémentaires équipés d’airbags à risque est concerné, même s’ils ne doivent pas être immobilisés immédiatement.

Mieux vaut prévenir que guérir

Même si le risque de déclenchement accidentel en atelier est faible — il faut une certaine force pour activer le capteur — les entreprises préfèrent ne pas prendre de risque. Comme le rappelle Speedy sur son site : « Cette mesure vise à préserver la sécurité de nos collaborateurs et des autres usagers. » De plus, une fois les airbags remplacés et sur présentation du justificatif correspondant, les véhicules pourront être entretenus dans de bonnes conditions.

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