Mauvaise nouvelle pour les conducteurs de plus de 70 ans : voici ce qui change dès maintenant pour le permis de conduire

70 ans, permis en poche, et pourtant une idée reçue persiste encore partout. Visite médicale obligatoire ? Pas si vite. Voici ce que dit vraiment la loi en 2026, et ce que l’Europe prépare en coulisses.

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Mauvaise nouvelle pour les conducteurs de plus de 70 ans : voici ce qui change dès maintenant pour le permis de conduire
Mauvaise nouvelle pour les conducteurs de plus de 70 ans : voici ce qui change dès maintenant pour le permis de conduire © L'Automobiliste

Atteindre 70 ans ne change rien, en France, au statut d’un titulaire du permis B. Contrairement à une idée répandue, aucune règle n’impose en 2026 une visite médicale automatique à cet âge pour continuer à conduire. L’âge seul ne rend pas le permis invalide, et seule une situation médicale particulière peut justifier qu’un médecin agréé évalue l’aptitude à la conduite, quel que soit l’âge du conducteur.

Cette confusion tient en grande partie à une autre règle, bien réelle celle-là : la durée de validité administrative du permis B, fixée à 15 ans pour le format carte bancaire. Cette échéance ne concerne que le titre lui-même, pas le droit de conduire. Quand la date inscrite à la ligne 4b du document arrive à son terme, il suffit de demander un renouvellement administratif. Personne n’a à repasser l’examen du permis B pour autant.

Une directive européenne encore loin d’être transposée en droit français

Une partie des inquiétudes s’est nourrie de l’adoption, le 22 octobre 2025, d’une directive européenne sur le permis de conduire, publiée au Journal officiel de l’Union européenne le 5 novembre 2025. Le texte fixe une durée de validité administrative de 15 ans pour les catégories AM, A1, A2, A, B, B1 et BE.

La directive autorise toutefois les États membres à réduire cette durée pour les conducteurs d’au moins 65 ans, afin de multiplier les occasions de contrôles médicaux, d’autoévaluations ou de formations de remise à niveau. Ce n’est qu’une possibilité laissée à chaque pays : la directive n’impose aucune visite médicale automatique à 65 ou 70 ans dans l’ensemble de l’Union.

Pour les catégories légères comme le permis B, les États peuvent même se contenter d’une autoévaluation plutôt que d’un examen médical classique.

La date prévue pour l’application de la majorité de ces nouvelles règles est le 26 novembre 2029. D’ici là, les États membres doivent transposer les dispositions dans leur législation nationale, chacun selon ses propres habitudes. La France n’a pas encore arrêté son dispositif. En clair, en 2026, ce sont toujours les règles nationales actuelles qui s’appliquent, pas le texte européen.

Un bilan de santé, pas un nouvel examen du code

Le calendrier de la réforme s’étire aussi sur le format du document. Le permis cartonné rose reste valable, et sa disparition n’interviendra que le 19 janvier 2033, le temps pour chacun d’effectuer les démarches de remplacement vers le format carte bancaire, lui aussi renouvelable tous les 15 ans.

Une version dématérialisée sur smartphone sera proposée, mais elle restera facultative : la carte plastique continuera d’être délivrée à tous ceux qui ne souhaitent pas utiliser leur téléphone.

Pour les conducteurs de plus de 65 ans, les renouvellements pourront être plus fréquents, tous les 5 ou tous les 10 ans selon les choix retenus par chaque pays. Là encore, il ne s’agira jamais de repasser l’examen pratique : seulement d’une démarche administrative, assortie d’un bilan de santé rapide.

« La visite médicale de routine comprendra principalement un test de l’acuité visuelle ainsi qu’un contrôle cardiovasculaire de base », a déclaré Gabby dans le magazine Pleine Vie. L’objectif affiché est de repérer à temps d’éventuels troubles pouvant altérer les réflexes au volant, sans remettre en cause la mobilité des retraités.

Chaque gouvernement garde la main sur les modalités précises, pour les voitures comme pour les motos. La visite médicale pourra être remplacée, ou complétée, par un simple questionnaire d’auto-évaluation selon les pays. En attendant que la France tranche, les conducteurs seniors restent soumis aux mêmes règles d’assurance automobile que les autres : l’obligation de s’assurer ne varie pas avec l’âge, sous réserve de signaler à son assureur toute situation pouvant affecter son contrat.

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