Le géant chinois de l’automobile BYD a déclenché un véritable séisme sur le marché en réduisant drastiquement les prix de ses modèles électriques et hybrides. Face à une demande intérieure en berne et des stocks en hausse, le constructeur mise sur une politique tarifaire agressive pour rester leader. Une manœuvre qui risque de rebattre les cartes pour l’ensemble du secteur.
Une stratégie offensive face à un marché saturé
Confronté à une baisse de la demande en Chine, BYD réagit avec une offensive tarifaire sans précédent. Le constructeur a réduit jusqu’à 34% les prix de 22 modèles, dont ses populaires berlines électriques. Cette décision vise à écouler des stocks qui atteignent un niveau critique : près de 3,5 millions de véhicules invendus selon les dernières données.
La marque, basée à Shenzhen, doit faire face à une concurrence nationale féroce. Les marques locales, ayant massivement investi dans l’électrique ces dernières années, se retrouvent toutes avec des niveaux de production élevés et une demande qui ne suit plus. BYD tente donc de reprendre l’ascendant en relançant les ventes à coup de remises spectaculaires.
La guerre tarifaire est déclarée
Cette politique tarifaire a immédiatement fait réagir les marchés. À la Bourse de Hong Kong, l’action BYD a chuté de plus de 8% en séance. D’autres constructeurs comme Li Auto, Geely ou encore Great Wall Motors ont également vu leur capitalisation fondre. Les investisseurs redoutent une spirale de baisses de prix qui viendrait fragiliser tout l’écosystème.
Certains concurrents ont d’ailleurs déjà commencé à s’aligner. Des remises de plusieurs milliers d’euros ont été annoncées ce week-end. Mais leur capacité à suivre reste limitée. Les marges sont déjà réduites, et les pertes financières s’accumulent. Si la guerre des prix s’intensifie, les plus fragiles pourraient ne pas y survivre.






