Depuis le début de la guerre en Iran, les prix du pétrole explosent. Les automobilistes cherchent à faire des économies. Ils sont, de plus en plus, à se tourner vers l’électrique.
Les ventes de voitures électriques représentent 40 % des demandes chez Citroën
Portée par un contexte géopolitique tendu et une flambée des prix du pétrole, la marque Citroën voit ses voitures électriques séduire massivement les particuliers. En avril 2026, elles représentent déjà « 40 % des commandes de clients particuliers » selon Xavier Chardon, le patron de la marque invité sur BFM Business. Cette dynamique se traduit concrètement dans les chiffres de vente du constructeur, où la part des modèles électriques atteint un niveau inédit auprès des particuliers.
La montée en puissance des voitures électriques chez Citroën ne doit rien au hasard. Elle s’inscrit dans un contexte international particulier, marqué notamment par les tensions géopolitiques et leurs conséquences directes sur les prix du carburant. Selon Xavier Chardon, directeur général de Citroën, « ce qu’on constate depuis le début de l’année, c’est que la demande sur l’électrique accélère, et elle a notamment accéléré à partir de la guerre en Iran, c’est assez incroyable ». Dans ce contexte, les voitures électriques apparaissent comme une réponse à la fois économique et stratégique pour les ménages.
Par ailleurs, cette tendance s’inscrit dans une dynamique de fond. Le marché français des véhicules électriques a progressé de 49 % en 2026 par rapport à l’année précédente, selon Stellantis. Une croissance spectaculaire qui bénéficie directement à Citroën, désormais solidement positionné sur ce segment.
Une stratégie Citroën axée sur la vente et l’accessibilité des modèles électriques
Face à cette demande croissante, Citroën adapte sa stratégie commerciale. Le constructeur mise notamment sur l’accessibilité de ses modèles pour démocratiser l’électrique. « Chez Citroën, nous voulons rendre la mobilité électrique accessible à tous », a déclaré Édouard George, responsable du réseau en France, en février dernier. Cette ambition se traduit par des offres commerciales agressives. En avril 2026, la marque propose ainsi une prime à la reprise pouvant atteindre 6 000 euros, par exemple. Ce dispositif vise à encourager les automobilistes à abandonner leurs anciens véhicules thermiques au profit de modèles plus propres, notamment électriques.
Dans le même temps, cette politique commerciale s’inscrit dans une logique globale de transition énergétique. En facilitant l’accès à ses véhicules électriques, Citroën espère accélérer le renouvellement du parc automobile et capter une clientèle de plus en plus sensible aux enjeux environnementaux et économiques.
Ce niveau est particulièrement élevé dans un marché encore en phase de transition. Il témoigne d’un basculement rapide des préférences des consommateurs, qui privilégient désormais des motorisations alternatives. Cette évolution est d’autant plus significative qu’elle concerne les particuliers, traditionnellement plus sensibles aux contraintes de prix et d’usage.
