Le 24 décembre 2024, Lilium, pionnier allemand des taxis volants électriques, a annoncé la signature d’un accord avec Mobile Uplift Corporation GmbH. Cet accord devrait permettre à l’entreprise de relancer ses activités dès janvier 2025.
Un sauvetage de dernière minute pour Lilium
Le 20 décembre 2024, la société avait licencié 750 salariés. Avec plus de 1,5 milliard d’euros déjà investis par des géants comme Tencent et Palantir, la startup espère désormais renaître en concentrant ses efforts sur son concept d’avions à décollage vertical 100 % électriques, capables de transporter jusqu’à six passagers à une vitesse de 250 km/h.
La startup allemande Lilium a ainsi évité de justesse la liquidation grâce à un accord avec Mobile Uplift Corporation GmbH, une entité formée par un consortium d’investisseurs européens et nord-américains. Selon le communiqué officiel de Lilium, ce rachat permettra de « redémarrer les activités commerciales » dès 2025. Cette opération, conditionnée à certaines approbations juridiques et financières, devrait se finaliser début janvier. Aucun montant ni détail concernant la composition de ce consortium n’a été dévoilé pour le moment.
Plusieurs centaines de précommandes
Lilium évolue dans un contexte particulièrement difficile pour les acteurs des taxis volants électriques. En octobre 2024, la société avait déposé le bilan après l’échec des négociations pour une garantie publique de 50 millions d’euros, ce qui a alimenté un vif débat en Allemagne. Certains, comme Markus Söder, ministre-président de Bavière, y ont vu un exemple du désengagement de l’État dans les industries d’avenir, tandis que d’autres ont critiqué la capacité de Lilium à fournir des résultats malgré les financements privés.
Avec plus de 700 précommandes dans le monde, dont une centaine fermes, Lilium se projette sur un calendrier ambitieux. Un premier vol habité est prévu début 2025, et les livraisons commerciales sont désormais envisagées pour 2026. Klaus Roewe, PDG de Lilium, a qualifié cet accord de « percée majeure » et souligné que la transaction à venir est « essentielle pour garantir la reprise des activités », et l’innovation dans le secteur de la mobilité urbaine décarbonée.

