Cet été, de nombreux automobilistes se sont fait avoir par une arnaque bien ficelée autour des péages en flux libre. L’UFC-Que Choisir a tiré la sonnette d’alarme après que des fraudeurs ont détourné ce système moderne pour envoyer des SMS bidons. Le but ? Vous soutirer vos infos perso et bancaires. Cette fraude met en lumière les défis liés aux infrastructures routières high-tech et rappelle à tous qu’il faut rester sur ses gardes.
Un stratagème bien ficelé
Les emails frauduleux envoyés aux conducteurs sur autoroute se multiplient. Ces messages affirment qu’un péage non réglé est en attente, avec des exemples comme : « ULYS PÉAGE : Un solde de 6,80 € reste dû. Merci de régulariser avant… ». Ils mentionnent généralement une date limite pour provoquer une réaction éclair et proposent un lien vers un site qui imite celui d’une société d’autoroute. Souvent, ces messages proviennent de numéros commençant par 06, ce qui ajoute une apparence de légitimité.
L’arnaque est limpide : récupérer des données personnelles sensibles, notamment celles des cartes bancaires. Le ton alarmant employé dans ces SMS vise à vous pousser à agir à la hâte, sans que vous n’ayez le temps de vérifier si le message est authentique.
Décryptons le péage en flux libre
Instauré depuis 2019 sur certains tronçons, le péage à flux libre change la donne pour la perception des péages. Ce système utilise des portiques pour capter les plaques d’immatriculation. Si vous possédez un Télépéage, le montant est automatiquement prélevé sur le compte lié. Sinon, vous avez 72 heures pour payer en ligne ou dans des points de vente agréés, comme les bureaux de tabac via le service Nirio.
Déjà en place en Espagne et au Portugal, ce mode de paiement est vraiment pratique. Cependant, il ouvre aussi la porte à des fraudeurs qui cherchent à tirer profit de cette technologie.
Astuces pour vous protéger
Face à ces tentatives d’escroquerie, l’UFC-Que Choisir conseille de ne jamais cliquer sur les liens contenus dans ces SMS bidons, tout comme pour l’arnaque au rétroviseur. Rien ne prouve que les sociétés d’autoroute contactent leurs clients par SMS ou e-mail pour signaler un péage impayé sans qu’une demande ne soit formulée au préalable. Pour vérifier votre situation, rien de mieux que de vous rendre directement sur le site officiel de la société d’autoroute en question et de saisir votre plaque d’immatriculation.
De son côté, le ministère de l’Intérieur recommande de ne pas répondre aux messages suspects et de ne pas communiquer d’informations sensibles. En cas de doute, prenez contact directement avec l’organisme pour confirmer l’authenticité du message.
Que faire si vous êtes piégé ?
Si vous pensez être la cible de cette arnaque, il faut réagir sans tarder. Signalez immédiatement le SMS suspect au 33700 (service officiel dédié aux signalements). Ensuite, supprimez le message sans cliquer sur les liens qu’il contient. Si, par erreur, vous avez communiqué des infos bancaires, appelez votre banque au plus vite pour qu’elle puisse sécuriser votre compte.
Le service télépéage Ulys tient à préciser qu’il n’est en rien responsable de ces messages mensongers et assure que les informations diffusées ne proviennent pas d’une fuite interne. Sachez également que d’autres sociétés sont parfois citées dans ces tentatives d’escroquerie.






