Diesel, vrais boutons… Pourquoi les constructeurs automobiles reviennent en arrière

L’industrie automobile réinvente son avenir en réhabilitant des solutions classiques.

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Diesel, vrais boutons… Pourquoi les constructeurs automobiles reviennent en arrière
Diesel, vrais boutons… Pourquoi les constructeurs automobiles reviennent en arrière © L'Automobiliste

Un vent de changement souffle dans l’industrie automobile. Après une décennie où le tout-tactile et les gadgets technos faisaient la loi, on voit poindre un retour aux bases, avec des mesures qui revoient la place des technologies dans les voitures. Est-ce juste une vague de nostalgie ou un regain de bon sens ?

On remet les solutions plus classiques

Stellantis campe sur ses positions et réaffirme son attachement au diesel, en élargissant même sa gamme pour les particuliers. Qualifié de « droit dans ses bottes », ce choix participe à ce qu’on appelle le « retour en grâce du diesel« . Pour certains, et particulièrement au regard de l’hommage posthume à Jacques Calvet, cela peut sonner comme une provocation dans un secteur qui s’était éloigné du diesel.

L’Euro NCAP (programme européen d’évaluation des véhicules neufs) impose désormais un minimum de boutons physiques sur les nouveaux modèles. Les commandes via écran sont jugées sources de distraction et voient leur pertinence remise en question. Le non-respect de cette règle peut coûter les prestigieuses « cinq étoiles ». Ce règlement vise à sécuriser l’habitacle et à répondre aux critiques sur les écrans tactiles envahissants.

Ferrari, pour son modèle électrique Luce, propose un volant à trois branches truffé de commandes tactiles mais aussi de compteurs ronds et sobres. L’élégance et la fonctionnalité se mêlent pour offrir un habitacle moderne sans pour autant éliminer les boutons physiques.

Entre tradition et modernité, des innovations surprenantes

Les poignées de portières affleurantes, autrefois synonyme de sophistication, sont en train de disparaître, notamment sous l’impulsion des constructeurs chinois qui les suppriment. Esthétiques et aerodynamiques, ces poignées pouvaient aussi poser des risques en cas d’accident.

Renault et Geely proposent une nouveauté intéressante : un kit permettant d’ajouter un petit moteur thermique à un véhicule électrique. Surnommé prolongateur d’autonomie, cet équipement illustre une approche hybride qui conjugue les avantages des moteurs thermiques et des véhicules électriques.

Chez Citroën, on remet sur le devant de la scène le monospace, véhicule emblématique des années 1990, qui pourrait connaître une deuxième vie grâce à ses aspects pratiques et familiaux. Cet engouement appelle à une réhabilitation du genre, tout en évitant une gentrification excessive de l’objet automobile.

Regard critique et perspectives

Le panorama montre une tendance nette : après des années de surenchère technologique, l’industrie revient à des solutions éprouvées, explique Auto News. Des constructeurs comme Tesla, avec leur « maxi-écran vertical », à Mercedes et son « Hyperscreen », le numérique a été poussé loin. L’Union européenne évoque l’échéance de 2035 sans pour autant durcir brutalement sa position, consciente des enjeux économiques et techniques.

Sous l’effet de ces évolutions, les constructeurs revoient aussi les matériaux d’habitacle. Les plastiques synthétiques laissent place à des matériaux bio‑sourcés ou recyclés. BMW, Mini et Bentley intègrent des bois d’origine contrôlée, tandis que des marques innovantes comme Polestar misent sur des fibres végétales et des tissus issus de déchets industriels. Ce mouvement répond à une sensibilité environnementale grandissante et à une demande pour des intérieurs plus chaleureux et accueillants.

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