Le milliardaire français, Pierre-Edouard Stérin, est intéressé par la reprise du groupe de sous-traitance GMD. Pourtant, ce dernier fait face à une situation financière catastrophique. Les dettes s’accumulent. Une réunion est organisée à Bercy avec toutes les parties.
Un rachat pour le groupe automobile GMD
Le groupe GMD, spécialisé dans la production de pièces pour les constructeurs automobiles tels que Stellantis et Renault, se trouve en grande difficulté depuis plusieurs années. Plombé par une dette estimée à 360 millions d’euros, l’équipementier fait face à des créanciers impatients. Pour tenter de redresser la situation, une restructuration est en cours et un repreneur est sur le coup. Ainsi, le projet de Montyon Capital, la société affiliée à Pierre-Edouard Stérin, vise à réduire de 80 % cette dette, offrant un répit considérable à GMD. Cependant, les négociations avec les banques, majoritairement françaises, continuent, ces dernières souhaitant limiter davantage leurs pertes.
Malgré ces difficultés, GMD affiche encore un chiffre d’affaires approchant le milliard d’euros, principalement tiré par ses relations avec les grands constructeurs automobiles. Toutefois, ce chiffre cache une réalité moins reluisante : l’équipementier est étranglé par ses investissements dans l’outil industriel et ses frais financiers. Ainsi, sa rentabilité est plus que fragile.
L’ambition de Pierre-Edouard Stérin
Pierre-Edouard Stérin n’est pas étranger aux prises de risques. Après avoir prospéré dans la technologie avec Smartbox, il s’attaque maintenant à un secteur industriel en grande transformation. La reprise de GMD par Montyon Capital s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de la filière automobile. En effet, GMD n’est que la première étape d’un projet plus vaste pour Stérin, qui souhaite stabiliser le secteur en France tout en renforçant les capacités à l’étranger, notamment au Maroc, au Portugal et en Europe de l’Est.
Son approche est pragmatique : il s’engage à injecter plusieurs dizaines de millions d’euros dans l’équipementier pour moderniser son outil industriel. En contrepartie, il entend également réduire la dépendance du groupe au marché français, passant de 45 % à seulement un tiers du chiffre d’affaires réalisé en France. Aujourd’hui, GMD emploie près de 5.200 salariés dont 1.800 rien que dans l’Hexagone. L’affaire est en bonne voie. Cependant, aucun accord n’a encore été signé.



