Le gouvernement français lance un nouveau dispositif pour accompagner les chauffeurs de taxi dans la transition énergétique. À compter du 1er octobre 2026, une aide financière pouvant aller jusqu’à 5 500 € par véhicule sera proposée aux taxis qui choisissent un modèle électrique assemblé en Europe, confirme Le Parisien. L’initiative, pilotée par le Ministère des Transports et portée par Philippe Tabarot, vise en priorité les chauffeurs des zones rurales, où la part des véhicules électriques reste faible.
Comment marche l’aide
L’aide de 5 500 € arrive alors que la hausse des prix du carburant grève fortement les marges des taxis. Ces professionnels, qui parcourent beaucoup de kilomètres, voient dans l’électrique une piste pour diminuer leurs coûts d’exploitation, même si le prix d’achat des véhicules électriques reste élevé et constitue un frein malgré l’aide.
Pour être éligible, il faut choisir un modèle assemblé dans l’Espace Économique Européen (EEE), avec une batterie également produite dans cette zone. Le prix d’achat du véhicule ne devra pas dépasser 65 000 €, ce qui restreint la liste des modèles accessibles. Sont notamment cités :
- la Renault 5 assemblée à Douai,
- la Peugeot e-208 et
- la Citroën ë‑C3 (toutes deux assemblées à Trnava en Slovaquie),
- ainsi que la Fiat 500e produite à Turin, Italie.
Enjeux économiques et concurrence
La mesure tombe à pic pour les chauffeurs. En parallèle, des dispositifs comme le leasing social à 100 €/mois avec un soutien maximal de 9 500 € ont été reportés à juillet 2026. Il existe aussi une aide pour les gros rouleurs pouvant atteindre 7 700 €, mais les règles de cumul avec d’autres dispositifs (le bonus écologique traditionnel et la prime à la conversion) n’ont pas encore été précisées.
Le gouvernement Lecornu n’a pas communiqué le coût total estimé de la mesure. Selon des projections, si 50 % des 60 000 taxis en France optent pour un véhicule éligible, l’enveloppe budgétaire pourrait dépasser 160 millions d’euros.
Et les plateformes de VTC ?
L’aide ne s’adresse pas directement aux chauffeurs de VTC. Toutefois, Philippe Tabarot a invité des plateformes comme Uber à « faire un geste significatif » en révisant leurs tarifs face à la hausse des prix du carburant. Cette prise de position traduit une demande de solidarité dans le secteur, sans créer d’obligation légale pour une réponse coordonnée.




