Scandale PureTech : Stellantis refuse encore 4 demandes d’indemnisation sur 10

Stellantis a lancé une campagne d’indemnisation pour les moteurs PureTech, mais saviez-vous que 40 % des demandes sont déjà refusées ?

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Scandale PureTech : Stellantis refuse encore 4 demandes d’indemnisation sur 10
Scandale PureTech : Stellantis refuse encore 4 demandes d’indemnisation sur 10 © L'Automobiliste

Stellantis, le géant de l’automobile, a récemment lancé une campagne d’indemnisation après un bon nombre de demandes de remboursement concernant les réparations des moteurs PureTech 1.0 et 1.2. Ces moteurs, montés dans plusieurs véhicules des marques Peugeot, Citroën, DS et Opel, ont été critiqués à cause de problèmes techniques, comme la défaillance de la courroie et une surconsommation d’huile. L’initiative vise à calmer les inquiétudes des clients.

Une plateforme en ligne pour simplifier les réclamations

Pour gérer tout ce bazar, Stellantis a mis en place une plateforme accessible sur https://stellantis-support.com/v2/. Depuis le début des réponses le 15 avril 2025, plus de 10 000 dossiers ont été enregistrés en France et en Espagne. Juste en France, on compte 8 226 demandes avec 4 337 dossiers déjà traités au 6 mai 2025. Même si aucune date de clôture n’a encore été annoncée, le nombre de réclamations montre bien qu’il y a une forte demande de résolution.

Un bilan contrasté pour les réclamations

Parmi les dossiers traités, environ 60 % – soit 2 604 dossiers – ont obtenu une réponse positive, garantissant ainsi aux clients le remboursement total des frais engagés pour les réparations de leurs moteurs PureTech turbo. Cependant, 40 % des demandes ont été refusées pour diverses raisons. On note notamment que 12 % des cas concernent des réparations faites en dehors du réseau Stellantis, tandis que 10 % ne sont pas considérés comme éligibles selon les critères de la campagne. Par ailleurs, un non-respect du plan de maintenance a aussi conduit au rejet de 5 % des dossiers.

Des conditions strictes mais un peu assouplies

Pour pouvoir être indemnisé, les réparations doivent obligatoirement avoir été réalisées entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2024 et uniquement dans le réseau Stellantis. Cela dit, certaines dispositions ont été adoucies : les incidents survenus jusqu’au 31 décembre 2024 sont bien pris en compte. Le carnet d’entretien validé par le réseau est accepté comme preuve et il est désormais possible de présenter un livret de famille pour justifier des factures établies au nom d’une autre personne que celle du demandeur. Auparavant, seules les trois dernières factures étaient acceptées, mais maintenant, un retard toléré allant jusqu’à trois mois ou 3 000 km lors des entretiens est permis.

Des clients de plus en plus mécontents

Malgré ces ajustements, la frustration reste bien présente chez les propriétaires, surtout quand leurs demandes sont refusées pour des raisons qui semblent administratives, comme des documents incomplets ou manquants. Même une petite erreur dans la date peut suffire à rejeter une demande, ce qui renforce le sentiment d’injustice chez ceux qui ont parfois déboursé plus de 1 000 euros pour leurs réparations.

Jean-Louis Bardou, qui possède un véhicule équipé d’un moteur PureTech, témoigne à BFMTV : « Je suis contraint de garder cette voiture sans être sûr qu’elle fonctionnera correctement. » Un représentant légal rappelle : « Il faut que vous ayez eu un incident sur votre moteur entre le début et la fin de l’année 2024 et que la réparation ait eu lieu dans le réseau Stellantis. »

Témoignages et perspectives d’avenir

Sur les réseaux sociaux, c’est la vague de témoignages : plus de 53 000 personnes partagent leurs expériences et frustrations face à ces soucis mécaniques. Les nombreuses demandes inappropriées adressées à Stellantis montrent bien toute l’étendue du malentendu autour du programme d’indemnisation.

Avec près de 4,4 millions de véhicules potentiellement touchés, Stellantis se trouve dans l’obligation de trouver une solution rapide et transparente pour les clients concernés. Pendant que certains voient leur dossier validé via la plateforme, d’autres attendent encore ou peinent à obtenir gain de cause malgré leurs multiples démarches.

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