Le monde de la Formule 1 a été secoué par un événement inattendu lors du Grand Prix du Japon. Carlos Sainz, pilote espagnol de l’écurie Williams, a fait parler de lui pour une raison pas des plus flatteuses : il est arrivé en retard à la cérémonie de l’hymne national. Ce petit cafouillage a fait le buzz, rappelant à tout le monde que la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) veille au grain, mais il met aussi en lumière les galères auxquelles les pilotes doivent faire face, même hors de la piste.
Un manquement aux règles de la FIA
La FIA qui organise les courses de Formule 1 ne plaisante pas avec les règles et les traditions. D’après l’article 19.4 b) du règlement sportif, tous les pilotes doivent être sur place 14 minutes avant le départ pour la cérémonie de l’hymne national (cette règle est considérée comme une priorité absolue par l’organisation). Lors du Grand Prix du Japon, Carlos Sainz n’a pas respecté cette consigne car il est arrivé après le lancement de l’hymne sur le circuit de Suzuka. Les commissaires ont rappelé que « la participation à l’hymne national était une ‘priorité absolue' » et avaient d’ailleurs insisté sur ce point lors d’un briefing avant la course.
Une sanction et un petit plus
Pour ce manquement, la FIA a décidé de sanctionner Carlos Sainz avec une amende de 20 000 euros, dont 10 000 euros sont suspendus pendant 12 mois à condition qu’aucune autre infraction similaire ne vienne entacher sa fiche durant cette période. Même si le Code sportif international permettait de lui infliger une amende pouvant atteindre 60 000 euros pour ce genre de dérapage, la sanction a été allégée étant donné certaines circonstances atténuantes. Carlos Sainz a expliqué qu’un malaise gastrique l’avait frappé peu avant la cérémonie, nécessitant la prise de médicaments pour calmer ses douleurs (cette information a été validée par le Dr Messina de Med-Ex qui a suivi son traitement). Ces éléments ont été pris en compte par les commissaires avant qu’ils ne se décident.
Des performances en dents de scie et d’autres accrocs
Sur le plan sportif, ce Grand Prix n’a pas été la journée de gloire pour Carlos Sainz qui a terminé à la 14e place et n’a pas réussi à engranger de points dans une saison déjà compliquée, puisqu’il n’a récolté qu’un seul point lors du Grand Prix de Chine. De son côté, son coéquipier chez Williams, Alex Albon, a terminé en neuvième position et se retrouve actuellement septième au classement général avec 18 points. Ce week-end nippon n’a pas été de tout repos pour Sainz puisqu’il avait déjà écopé d’une pénalité de trois places sur la grille pour avoir gêné Lewis Hamilton lors des qualifications. Ces incidents successifs montrent bien les défis quotidiens que les pilotes affrontent pour rester en règle tout en donnant le meilleur d’eux-mêmes.
Des leçons à tirer de l’affaire
On peut se rappeler un épisode similaire impliquant Yuki Tsunoda lors du Grand Prix du Canada l’an dernier, où une faute identique avait été commise. Cet incident montre clairement que respecter les règles dans le sport automobile passe par tous les aspects d’un week-end de course, y compris ceux hors des circuits. Pour Carlos Sainz, c’est une piqûre de rappel que rien ne doit être laissé au hasard, tant sur la piste que lors des cérémonies. Alors que sa saison se poursuit, il devra redoubler de vigilance pour ne pas se retrouver à nouveau dans ce genre de situation qui pourrait pénaliser tant ses performances sur la piste que ses obligations réglementaires.




