Frais kilométriques 2025 : calculez (vraiment) ce que vous pouvez déduire

Choisir l’option « frais réels » signifie aussi renoncer définitivement, pour l’année concernée, à l’abattement automatique.

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Frais kilométriques 2025 : calculez (vraiment) ce que vous pouvez déduire | L'Automobiliste

Depuis le 10 avril 2025, les déclarations de revenus 2024 sont ouvertes. Et pour de nombreux actifs, le dilemme est désormais bien connu : faut-il se contenter de la déduction forfaitaire automatique de 10 %, ou basculer vers une déduction aux frais réels, en intégrant notamment les frais kilométriques liés à l’activité professionnelle ? Si la seconde option est souvent plus avantageuse, elle exige de jongler avec des barèmes précis et des calculs détaillés.

Barème kilométrique : une formule qui n’a pas pris une ride

Chaque année, l’administration fiscale publie un barème officiel permettant de calculer les frais de déplacement déductibles, selon la puissance du véhicule et le nombre de kilomètres parcourus. Ce barème, applicable à la déclaration des frais réels, prend en compte : l’amortissement du véhicule, l’essence, l’entretien, les pneus, l’assurance.

Selon le Ministère de l’Économie (publication du 10 mai 2024), voici un exemple concret : « Pour 4 000 km parcourus à titre professionnel avec un véhicule de 6 CV, vous pouvez faire état d’un montant de frais réels égal à : 4 000 km x 0,665 = 2 660 euros ».

À noter : depuis 2021, les véhicules électriques bénéficient d’une majoration de 20 % sur ce barème, incitant à une mobilité plus verte.

Jusqu’où peut-on déclarer ses kilomètres ? Les limites à connaître

Le barème s’applique pour tous les trajets entre :

  • le domicile et le lieu de travail, dans la limite de 40 kilomètres aller simple (80 km aller-retour), sauf justification particulière ;
  • les déplacements professionnels effectués durant les heures de travail, hors trajets personnels.

Les frais peuvent aussi inclure :

  • les intérêts d’un crédit automobile contracté pour un usage professionnel ;
  • les péages, frais de stationnement, assurances spécifiques.

Mais gare à la tentation d’exagérer : « L’utilisation du barème kilométrique ne dispense pas d’apporter les justifications à l’administration fiscale », précise le site economie.gouv.fr. Factures d’entretien avec le kilométrage, justificatifs de trajets, attestation de l’employeur… tout doit être documenté.

Simulateur, feuilles Excel ou applications : faut-il encore tout faire à la main ?

En 2025, il n’est plus nécessaire de sortir sa calculette pour établir ses frais kilométriques. Le site impots.gouv.fr met à disposition un simulateur officiel de frais réels, accessible gratuitement. Il suffit d’y entrer :

  • la puissance du véhicule ;
  • le kilométrage parcouru pour les trajets concernés ;
  • les éventuels frais supplémentaires (stationnement, péages, etc.).

Résultat : une estimation précise, directement transposable dans la déclaration en ligne. Plusieurs applications privées proposent également ces calculs, avec des fonctions d’archivage automatique des justificatifs. Mais seule la version de l’administration fait foi en cas de litige.

Qui a intérêt à passer au barème ? Une affaire de kilomètres… et de rigueur

La question revient chaque année : faut-il vraiment abandonner la déduction de 10 % ? La réponse dépend du volume de trajets professionnels. Pour un salarié parcourant plus de 6 000 kilomètres par an avec son véhicule personnel, la réponse est quasi systématiquement oui.

Mais attention : choisir l’option « frais réels » signifie aussi renoncer définitivement, pour l’année concernée, à l’abattement automatique. Il faudra déclarer toutes les allocations reçues par l’employeur pour les déplacements, même les remboursements.

En somme, il s’agit d’un engagement fiscal à calcul maîtrisé, comme le résume le Ministère de l’Économie : « Vous pouvez choisir de renoncer à la déduction forfaitaire pour déduire vos dépenses réelles ou utiliser les barèmes kilométriques publiés chaque année par l’administration fiscale ».

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