Le 1er octobre 2024, la vitesse maximale sur le périphérique parisien est passée de 70 à 50 km/h, après une phase d’expérimentation. Cette décision, prise par la mairie de Paris, visait plusieurs objectifs : améliorer la qualité de l’air, réduire les nuisances sonores, diminuer les embouteillages et renforcer la sécurité routière. Alors que la mesure est vivement critiquée, la mairie de Paris publie des premiers résultats positifs.
La baisse de la vitesse sur le périphérique a fait baisser le bruit et la pollution
L’un des premiers objectifs de cette baisse de vitesse était de réduire les nuisances sonores pour les nombreux riverains qui vivent à proximité du périphérique. Selon Bruitparif, organisme spécialisé dans la mesure du bruit en Île-de-France et dont les données ont été publiées par la mairie de Paris, une réduction de 2,6 décibels a été observée durant la nuit sur certaines portions du périphérique. Une bonne nouvelle pour les personnes résidant à proximité du Périph.
L’autre grand enjeu de cette réforme concerne la qualité de l’air. Le périphérique, qui voit transiter plus d’un million de véhicules par jour, est une source majeure d’émissions polluantes. La réduction de la vitesse à 50 km/h vise à diminuer les émissions de dioxyde d’azote (NO2) et de particules fines (PM10), deux polluants particulièrement nocifs pour la santé. Les premières mesures montrent une baisse des niveaux de pollution, bien qu’il soit encore trop tôt pour en mesurer l’impact à long terme.
La sécurité routière s’améliore, la fluidité aussi
L’un des résultats les plus marquants concerne la sécurité routière. Depuis la mise en place de la nouvelle limitation, le nombre d’accidents a diminué de 68 %, selon les données de la mairie de Paris. La réduction de la vitesse maximale est évidemment la raison de cette baisse des accidents. Elle permet aux conducteurs de mieux anticiper les dangers, de réduire les distances de freinage, et donc de limiter les collisions.
Concernant la fluidité du trafic, les premiers résultats montrent une réduction des embouteillages de 37 %, ce qui semble paradoxal étant donné la baisse de la vitesse maximale. Cependant, cette fluidité relative peut être attribuée à une conduite plus régulière, moins sujette aux accélérations et freinages brusques. Les ralentissements liés à la réduction de la vitesse sont donc compensés par une meilleure gestion du flux de véhicules, réduisant les phénomènes de « stop-and-go » qui sont à l’origine des bouchons.



