Les feux à LED, qui offrent une performance améliorée pour l’éclairage nocturne, sont devenus l’objet d’une grosse polémique en Grande-Bretagne. Leur luminosité intense provoque des éblouissements et inquiète du côté de la sécurité sur la route. Une pétition lancée par Gemma Mooney demande leur interdiction en pointant du doigt les risques potentiels (c’est un appel qui touche directement la sécurité routière). À ce jour, plus de 3 400 signatures ont été récoltées, et il en faut 10 000 pour que le gouvernement se décide à répondre officiellement.
Les phares à LED sont souvent jugés « dangereusement lumineux » et contraires aux règles de conduite qui conseillent d’éviter d’éblouir les autres. Ça devient vraiment gênant, surtout en hiver et le soir, quand la visibilité est déjà bien limitée. D’après une enquête réalisée par le Royal Automobile Club, 89 % des conducteurs trouvent que certains phares modernes en font un peu trop. Par ailleurs, 91 % des automobilistes confirment avoir été éblouis par ces lumières, et 74 % pensent que ça arrive régulièrement.
La sécurité sur la route en jeu
L’éblouissement provoqué par ces phares peut sérieusement affecter la sécurité routière. Selon l’enquête du RAC, 64 % des personnes interrogées pensent que cet éblouissement pourrait déclencher des accidents. En outre, 7 % des automobilistes préfèrent éviter de rouler de nuit pour cette raison, et ce chiffre monte à 14 % chez les conducteurs de plus de 65 ans. On note également que les SUV, avec des phares placés plus haut, accentuent cet effet gênant.
Les études et réactions
Face à ces inquiétudes, le gouvernement britannique a lancé une étude indépendante dirigée par le Laboratoire de recherche sur les transports, qui se poursuivra jusqu’au printemps 2025. Pour bien cerner le problème, les chercheurs utilisent une voiture instrumentée capable de mesurer la luminosité ambiante et l’intensité des phares, afin de déterminer précisément les causes des éblouissements.
Rod Dennis, porte-parole du RAC pour la sécurité routière, a salué cette initiative qui permet de mieux comprendre le problème. En revanche, Lilian Greenwood, sous-secrétaire d’État parlementaire aux Transports, estime que les statistiques actuelles ne montrent pas encore que les nouvelles technologies d’éclairage augmentent le nombre de collisions.
Le regard à l’international et les règles de demain
À l’international, plusieurs initiatives cherchent aussi à réduire cet inconvénient. En Allemagne, par exemple, on développe des systèmes LED adaptatifs spécialement conçus pour limiter l’éblouissement. Pendant ce temps, Tesla propose une technologie capable de baisser le flux lumineux dans les zones où se trouvent d’autres véhicules. Par ailleurs, une harmonisation des réglementations au niveau mondial pourrait se concrétiser grâce aux travaux menés par les Nations Unies avec un groupe d’experts, dont les conclusions sont attendues pour septembre 2027.
Même s’il est peu probable qu’une interdiction totale des feux à LED voie le jour, on s’attend à un encadrement plus strict de leur utilisation, en lien avec les équipements de sécurité routière. Les constructeurs automobiles devront sans doute repenser leurs systèmes pour offrir une alternative moins agressive, garantissant ainsi le confort et la sécurité de tous.
Le Royaume-Uni s’engage clairement dans cette démarche avec une étude détaillée sur l’éblouissement causé par les phares LED. Reste à voir si ce mouvement inspirera d’autres pays, notamment la France, à adopter des mesures similaires. Ce débat sur cette technologie démontre bien la nécessité d’adapter nos infrastructures routières aux innovations tout en assurant la sécurité de chacun (un sujet qui ne laisse personne indifférent).







Ce ne sont pas les phares à LED qui éblouissent mais les optiques mal réglées et les automobilistes qui laissent les feux de route allumés lors de croisement avec un autre véhicule ( très en vogue dans ma région ) . Une lampe qu’elle soit halogène xenon ou à LED fournit, si elle est homologuée, un flux lumineux qui n’éblouie pas . Cet article fait écho d’une pétition au Royaume Uni et extrapole à partir de cet évènement. en aucun cas il n’existe d’une remise en cause des optiques LED par un quelconque organisme certificateur. L’évolution technologique est une réalité, dans peu de temps tous les véhicules seront équipés d’optiques LED ou à laser .
Non, ce n’est pas seulement un problème de réglage d’optiques comme on le lit encore trop souvent ! Plusieurs facteurs sont responsables de l’éblouissement : extrême blancheur de la lumière (température de couleur dépassant les 6000°K) à laquelle l’œil humain est plus sensible, intensité lumineuse excessive (+ de 5000 lumens par feu), positionnement plus haut des feux notamment sur les SUV, ainsi que la caractéristique même de la technologie LED où la surface d’émission lumineuse est extrêmement concentrée. Les normes et les procédures d’homologation n’ont pas été adaptées à la technologie LED. Il s’agit d’une histoire de gros sous et de marketing de l’industrie automobile, dont on mesure encore à peine les conséquences sociales.