Olivier François, PDG de Fiat, a exprimé son intention de limiter la vitesse des futurs modèles de la marque, notamment les petites voitures citadines telles que la Panda et la Fiat 500, en réponse aux limitations de vitesse discutées en Europe. Cette décision, annoncée dans les colonnes du magazine britannique Autocar, est motivée par des préoccupations liées à la sécurité routière et par une gestion financière pragmatique des coûts liés aux technologies embarquées.
Sécurité et pragmatisme : la proposition à 118 km/h
Olivier François envisage de plafonner la vitesse de ses citadines à 118 km/h. Selon lui, cette mesure aurait deux avantages : elle renforcerait la sécurité routière et permettrait d’éviter le surcoût lié aux systèmes d’assistance à la conduite complexes et onéreux, qui ont contribué à une augmentation de 60 % du prix des petites citadines en seulement cinq ans.
Pour le PDG de Fiat, brider les véhicules pourrait donc être une solution pratique, à la fois pour les consommateurs et pour l’entreprise.
D’autres constructeurs ont déjà pris des décisions comparables. Volvo, par exemple, a choisi dès 2020 de brider ses voitures à 180 km/h. Renault a limité la Mégane électrique à 160 km/h, tandis que la R5 électrique est bridée à 150 km/h. Ces choix cherchent à concilier performances automobiles et contraintes de sécurité.
Débats et réactions
Cette initiative suscite des avis partagés chez le public et dans le secteur automobile. Sur le plateau d’Estelle Midi, la journaliste Emma Dancourt déclare : « Je suis archi pour tout ce qui peut sauver des vies ». Elle raconte aussi son expérience personnelle : « Avec la hausse de l’essence, j’ai commencé à rouler à 110 km/h sur l’autoroute et j’ai découvert la joie de conduire sans stress et en polluant moins ».
Mais certains pointent les inconvénients possibles des voitures bridées. Jérôme Lavrilleux, intervenant sur RMC Story, souligne les contraintes lors des dépassements sur autoroute : « Quand vous avez un camion à 90 km/h devant vous, il faut un peu de reprise pour atteindre les 110 km/h au moins, sinon ça prend 3 min pour un dépassement ». Ce point illustre la nécessité de trouver un équilibre entre limitation de vitesse et agilité sur autoroute.






