Dans nos villes où la circulation se densifie, il est important de connaître les droits et obligations de chacun pour que tout se passe bien. Cet article fait le point sur les règles de circulation qui encadrent l’interaction entre piétons et automobilistes, en détaillant les obligations légales et les priorités à respecter.
Définir et connaître ses obligations quand on est piéton
Un piéton désigne toute personne qui se déplace à pied – que ce soit sur un trottoir ou sur la chaussée. Ça inclut aussi ceux qui poussent leur vélo à la main et les personnes en fauteuil roulant. Les piétons doivent toujours prendre en compte la visibilité, la distance et la vitesse des véhicules avant de traverser. Selon le code de la route, ils doivent emprunter les passages piétons prévus dès qu’ils se trouvent à moins de 50 mètres.
Les piétons ont légalement le devoir d’utiliser ces passages. Sinon, ils ne pourront pas revendiquer leur droit de priorité face aux automobilistes. Pourtant, comme l’explique Eric de Caumont à actu.fr : « s’il traverse à un endroit où il n’y a pas de passage piéton à proximité, il est prioritaire ».
Ce que doivent faire les automobilistes pour la sécurité des piétons
Les automobilistes se doivent d’être vigilants avec les usagers plus vulnérables comme les piétons, en tenant compte des comportements à risque des cyclistes. Même si ces derniers semblent imprudents, les conducteurs doivent rester sur leurs gardes. Par exemple, si un piéton traverse alors qu’il y a un feu rouge, même s’il n’est pas obligé de céder le passage, l’automobiliste doit redoubler de précaution pour éviter un accident.
En cas d’accident impliquant un piéton, celui-ci sera indemnisé même s’il commettait une erreur. Comme le rappelle Eric de Caumont : « Mais bien entendu, l’automobiliste ne sera pas poursuivi et condamné si le piéton qui s’engageait ne respectait pas la loi ».
Quand les piétons ont la priorité
La question de la priorité est centrale entre piétons et véhicules motorisés. Dans les zones rurales sans passage clouté, les piétons ont automatiquement la priorité. Cependant, quand leur traversée est régulée par un feu tricolore ou un agent de circulation, ils doivent impérativement attendre le signal adéquat avant de s’engager sur la route.
Il est important pour les automobilistes de savoir qu’en refusant la priorité à un piéton, ils s’exposent à une sanction sévère. Cette infraction peut coûter jusqu’à 750 euros d’amende (l’amende forfaitaire est généralement fixée à 135 euros, réduite à 90 euros si payée rapidement) et entraîne également le retrait de 6 points sur le permis. Dans les cas les plus graves, si le dossier est porté devant le tribunal, la suspension du permis peut aller jusqu’à trois ans.


