Une R5 électrique, 12 € de stationnement et un Belmondo qui voit rouge à Paris

Alors qu’il pensait rouler plus vert et plus léger, Paul Belmondo a eu la mauvaise surprise de payer 12,50 € de l’heure pour garer sa R5 électrique à Paris. Une situation qu’il a vivement dénoncée sur les réseaux sociaux, s’en prenant directement à la politique de stationnement menée par la maire Anne Hidalgo.

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Une R5 électrique, 12 € de stationnement et un Belmondo qui voit rouge à Paris
Une R5 électrique, 12 € de stationnement et un Belmondo qui voit rouge à Paris | L'Automobiliste

À Paris, même les voitures électriques légères n’échappent pas à la facture salée du stationnement. Paul Belmondo, fils du célèbre acteur Jean-Paul et ex-pilote de F1, s’est emporté publiquement contre les tarifs appliqués dans la capitale. Une dénonciation adressée à la mairie de Paris, qui relance la polémique sur la tarification et les critères de pondération des véhicules, notamment électriques.

Une R5 électrique taxée comme un SUV : Paul Belmondo contre-attaque

Le 18 novembre 2025, Paul Belmondo a pris la parole sur Instagram pour exprimer son mécontentement. Dans une courte vidéo, il s’est montré très remonté contre les tarifs de stationnement à Paris, dénonçant une politique jugée incohérente, même pour les véhicules électriques. Motif de sa colère ? Il venait tout juste de régler 12,50 euros de l’heure pour garer sa Renault R5 électrique, un modèle compact et censé incarner la nouvelle génération de mobilité propre. Son message, sarcastique, est sans ambiguïté : « Je viens de payer le stationnement de 12,50 euros de l’heure. Je vous remercie. Ça me fait mal au cul et merci ! Vive la mairie de Paris. Continuez comme ça Hidalgo », a-t-il lancé devant sa caméra, visiblement outré.

À travers cette charge virulente, l’ex-pilote met en lumière ce qu’il estime être une absurdité : la tarification élevée appliquée à une voiture dont le gabarit reste modeste. « C’est génial, j’ai acheté un véhicule électrique. Une R5, une petite voiture qui pèse 1 tonne 950 », affirme-t-il dans cette même vidéo. Or, la grille tarifaire actuelle fait justement basculer les véhicules électriques de plus de 2 tonnes dans la catégorie la plus chère.

Stationnement à Paris : la frontière du poids qui coûte cher

Depuis le 1er octobre 2024, la ville de Paris a mis en place une nouvelle tarification différenciée pour les véhicules selon leur poids, dans le but d’encourager les mobilités plus légères. Selon Le Monde, le prix du stationnement pour les visiteurs atteint 18 euros de l’heure pour les véhicules thermiques de plus de 1,6 tonne et pour les électriques dépassant 2 tonnes dans les arrondissements du centre (1er au 11e). Dans les arrondissements périphériques (12e au 20e), ce tarif est abaissé à 12 euros de l’heure. Mais alors, pourquoi Belmondo a-t-il payé 12,50 euros ? Selon le Journal du Dimanche, il aurait stationné dans une zone périphérique, bien que sa Renault R5 électrique ne dépasse pas le seuil des 2 tonnes.

Ce qui jette le doute sur l’exactitude du paramétrage de sa plaque d’immatriculation dans le système de tarification, ou sur une possible erreur de classification. Aurélien Véron, élu du XIIe arrondissement, a même rappelé publiquement que la voiture en question était « Pas au-dessus de 2 tonnes ». Dès lors, la question se pose : la mairie applique-t-elle systématiquement les bons barèmes selon le poids réel des véhicules ? Ou bien existe-t-il une marge d’erreur ou un excès de zèle dans l’interprétation des données techniques fournies par les constructeurs ?

Anne Hidalgo, R5 et écologie punitive : où s’arrête le signal politique ?

L’affaire ne serait qu’une anecdote si elle ne soulevait pas, une fois encore, la tension grandissante entre les politiques de mobilité urbaine et les usagers. En visant les véhicules lourds, souvent des SUV, Anne Hidalgo défend une vision assumée de l’écologie urbaine. Mais la confusion autour des seuils, notamment pour les modèles électriques récents comme la R5, renforce la perception d’une écologie punitive, même pour les automobilistes de bonne volonté. Paul Belmondo, en misant sur une voiture électrique compacte, pensait sans doute éviter la surtaxe imposée aux mastodontes routiers. Mais c’est l’inverse qui s’est produit : sa tentative de concilier transition énergétique et praticité urbaine s’est heurtée à une barrière tarifaire difficile à justifier.

Et son coup de gueule, largement relayé, fait écho au sentiment partagé par de nombreux Parisiens et visiteurs. Le stationnement à Paris devient un parcours d’obstacles, y compris pour ceux qui roulent propre. En filigrane, se pose la question de la cohérence des politiques publiques. Encourager l’achat de voitures électriques tout en en pénalisant certaines au nom du poids crée un paradoxe dont la municipalité devra rendre compte. D’autant que les véhicules électriques ont tendance, batterie oblige, à afficher un poids supérieur à celui de leurs équivalents thermiques, même en version compacte.

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