30 ans après, le constructeur russe Lada dévoile un nouveau 4×4

Après le retrait de Renault en 2022, Lada tente de repartir. Le constructeur russe annonce le lancement l’année prochaine de l’Azimut, 30 ans après le dernier modèle.

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30 ans après, le constructeur russe Lada dévoile un nouveau 4×4 | L'Automobiliste

Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Russie n’a plus accès aux voitures européennes. Pour résoudre ce problème, le constructeur russe Lada annonce l’arrivée prochaine d’un nouveau 4×4 : le premier depuis 30 ans.


Lada revient, 30 ans après


Lada lève le voile sur le Lada Azimut, premier modèle entièrement nouveau depuis trois décennies. Désormais libéré de l’influence de Renault après la rupture de 2022, due à la guerre en Ukraine, le constructeur tente de repartir. Le contexte géopolitique, notamment le retrait des constructeurs occidentaux, a laissé un vide qu’AvtoVAZ, maison mère de Lada, entend bien combler. Objectif : répondre à une demande locale en quête d’alternatives robustes, conçues sur mesure pour un marché russe fermé et autocentré.


À première vue, l’Azimut revendique son héritage soviétique avec une brutalité formelle qui contraste avec les rondeurs des SUV japonais. Capot plat, calandre verticale, feux triangulaires reliés par un bandeau LED, jantes de 18 pouces : un style robuste mais modernisé, conçu pour rappeler l’esprit utilitaire du Niva, sans toutefois en reprendre les capacités tout-terrain.


Et pour cause : aucune version 4×4 n’est prévue au lancement. Seules des versions à traction avant seront proposées dans un premier temps. La promesse d’un modèle intégral ultérieur reste vague. Côté dimensions, l’Azimut affiche 4,42 m de long, 1,84 m de large et 1,61 m de haut, avec un empattement de 2,67 m. Une silhouette typique du SUV compact contemporain, pensée pour les centres urbains plus que pour la taïga.


Sous le capot : du connu, du classique, du thermique


Aucune électrification en vue. Lada reste fidèle aux motorisations essence atmosphériques : un 1,6 litre de 120 chevaux, un 1,8 litre de 132 chevaux, et un bloc turbo en développement annoncé à 150 chevaux. La transmission pourra être assurée par une boîte manuelle ou une CVT (transmission à variation continue). L’absence d’hybride ou d’électrique n’est pas un oubli, mais un choix parfaitement assumé : Lada vise un marché local encore largement indifférent aux préoccupations écologiques.


L’habitacle a été redessiné avec soin. Deux écrans numériques, l’un pour le combiné d’instrumentation, l’autre pour le multimédia, trônent sur une planche de bord modernisée. Les commandes de climatisation rappellent étrangement celles du Dacia Duster. Et pour cause : bien que Lada proclame une conception « 100 % russe », de nombreux éléments évoquent une filiation technique issue des anciennes collaborations avec Renault.


C’est un virage stratégique : avec un prix oscillant entre 28 000 et 33 000 euros, voire jusqu’à 35 000 euros selon certaines estimations, l’Azimut devient le modèle le plus cher de l’histoire de Lada. Un pari audacieux dans un pays où la majorité du marché reste sensible aux prix d’entrée. L’objectif n’est pas d’exporter. La production débutera en 2026 à Togliatti, et aucune vente en Europe n’est envisagée.

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