Stellantis rappelle de nouveau près de 200.000 véhicules

Stellantis lance un rappel de plus de 200 000 véhicules en France équipés du moteur hybride successeur du 1.2 PureTech. Causes, risques et modèles concernés.

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Stellantis lance un rappel de plus de 200 000 véhicules en France équipés du moteur hybride successeur du 1.2 PureTech. Causes, risques et modèles concernés. Peugeot
Stellantis lance un rappel de plus de 200 000 véhicules en France équipés du moteur hybride successeur du 1.2 PureTech. Causes, risques et modèles concernés. Peugeot | L'Automobiliste

Le groupe Stellantis engage une nouvelle campagne de rappel d’ampleur en France. Plus de 200.000 véhicules récents, dotés d’un moteur essence hybride léger, doivent retourner en atelier. En cause : un défaut technique pouvant, dans de rares cas, entraîner un risque d’incendie. Cette opération intervient dans un contexte de vigilance accrue autour de la fiabilité des nouvelles motorisations du constructeur.

Un rappel préventif sur une technologie récente

Le rappel concerne une génération récente de motorisation développée par Stellantis. Ce moteur essence trois cylindres, associé à une hybridation légère 48 volts, a été introduit pour remplacer l’ancien bloc 1.2 PureTech. Il marque une évolution importante dans la stratégie du groupe, notamment pour répondre aux exigences environnementales et réduire les émissions de CO₂.

Contrairement aux précédents problèmes rencontrés sur certaines motorisations du groupe, ce rappel ne vise pas le cœur mécanique du moteur. Il concerne des éléments périphériques liés à l’électrification et au traitement des émissions. Selon les informations issues de l’étude d’origine relayée par plusieurs médias spécialisés, le défaut provient d’un positionnement inadéquat entre deux composants techniques : le système hybride 48 volts et le filtre à particules essence.

Dans certaines configurations, un espace insuffisant entre ces éléments peut favoriser un contact indirect, notamment en présence d’humidité. Cela peut provoquer un phénomène électrique anormal. Bien que ce type de situation reste extrêmement rare, le constructeur a choisi d’agir rapidement pour limiter tout risque.

Un risque limité mais pris très au sérieux

Les cas recensés à l’échelle mondiale restent peu nombreux. Une douzaine d’incidents ont été signalés, dont certains ont entraîné des débuts d’incendie dans le compartiment moteur. Le taux d’occurrence demeure très faible au regard du volume de véhicules en circulation. Néanmoins, dans l’industrie automobile, le risque incendie est considéré comme critique, même lorsqu’il est marginal.

Cette campagne de rappel illustre une tendance plus large. En Europe, les rappels liés à des risques thermiques ou électriques se multiplient, notamment avec l’essor des motorisations hybrides et électriques. Tous les constructeurs sont concernés, ce qui souligne la complexité croissante des architectures techniques actuelles.

Pour corriger le problème, Stellantis prévoit une intervention simple et rapide. Elle consiste à remplacer un élément de protection du système électrique et à vérifier les distances de sécurité entre les composants concernés. L’opération dure environ trente minutes et reste entièrement prise en charge pour les clients.

Des centaines de milliers de véhicules concernés en France

Le rappel concerne des véhicules produits entre 2023 et 2026. Il touche plusieurs marques du groupe, dont Peugeot, Citroën, DS Automobiles, Opel, Fiat, Jeep, Alfa Romeo et Lancia. Cette large diffusion s’explique par la généralisation rapide de la technologie hybride 48 volts au sein de la gamme.

Parmi les modèles concernés figurent des citadines, des SUV compacts et des berlines. Des véhicules très populaires comme la Peugeot 208 ou la Citroën C4 sont inclus dans cette campagne. En revanche, certains modèles plus grands, notamment les SUV familiaux récents, ne sont pas impactés.

Au total, plus de 200.000 voitures doivent être inspectées en France. Une opération logistique d’envergure pour le constructeur, qui doit mobiliser l’ensemble de son réseau après-vente. Les propriétaires sont progressivement contactés afin d’éviter la saturation des ateliers.

Une stratégie de transparence face aux enjeux de fiabilité

Ce rappel intervient dans un contexte sensible pour Stellantis. Le groupe a été confronté ces dernières années à plusieurs critiques concernant la fiabilité de certains moteurs, notamment l’ancien 1.2 PureTech. Par ailleurs, comme d’autres constructeurs, il a également été concerné par des campagnes liées aux airbags Takata.

Dans ce cadre, la gestion de cette nouvelle opération est scrutée de près. Le constructeur semble adopter une approche plus transparente, en communiquant davantage sur les causes et les solutions techniques. Cette stratégie vise à restaurer la confiance des clients et à démontrer sa capacité à corriger rapidement les anomalies.

Pour les automobilistes, la démarche reste classique. Il est possible de vérifier si son véhicule est concerné via le numéro de série, disponible sur la carte grise. Des outils en ligne et les services clients des marques permettent également d’obtenir l’information.

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