Pourquoi votre batterie vous lâche en hiver ? Cette fonction méconnue en est la cause

Saviez-vous qu’une batterie peut perdre jusqu’à 50 % de sa capacité à 0 °C ?

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Pourquoi votre batterie vous lâche en hiver ? Cette fonction méconnue en est la cause
Pourquoi votre batterie vous lâche en hiver ? Cette fonction méconnue en est la cause | L'Automobiliste

L’hiver peut être galère pour pas mal d’automobilistes. Quand le thermomètre « flirte régulièrement avec le zéro » en France, on s’étonne souvent de voir sa batterie perdre de la capacité plus vite que d’habitude. Comprendre l’effet des basses températures sur votre véhicule reste important, surtout avec l’évolution des technologies automobiles.

Start & Stop : attention en hiver

Le système Start & Stop a été pensé pour économiser du carburant et réduire les émissions en coupant le moteur à l’arrêt (aux feux rouges ou dans les bouchons, par exemple). Mais si, en théorie, ça marche bien, en pratique ça peut poser problème quand les températures tombent sous 5 °C. En hiver, cette fonction sollicite beaucoup la batterie, surtout sur des trajets courts où le moteur démarre et s’arrête souvent, explique Le Journal des Seniors. À 0 °C, une batterie peut perdre jusqu’à 50 % de sa capacité.

Une batterie d’auto, c’est un « réservoir chimique » dont la performance baisse sérieusement avec le froid. Même les technologies améliorées comme les batteries AGM (Absorbent Glass Mat) et EFB (Enhanced Flooded Battery), plus performantes que les anciennes batteries au plomb, subissent cette contrainte thermique. En dessous de 5 °C, elles acceptent mal la charge, et le démarrage se complique aussi parce que l’huile moteur est plus visqueuse et les pièces mécaniques sont refroidies.

Trajets courts : la consommation électrique qui use la batterie

Quand le Start & Stop coupe le moteur, la batterie continue d’alimenter plusieurs équipements : chauffage, sièges chauffants, phares, essuie-glaces et le système multimédia. Ces consommateurs restent actifs et pompent la réserve d’énergie limitée de la batterie. Sur des trajets courts, souvent inférieurs à 12 km, le temps de roulage n’est pas assez long pour recharger correctement la batterie.

Les experts rappellent qu’un trajet type en hiver de 3 à 5 km est souvent insuffisant. La recharge optimale ne se fait qu’au-delà de 10 à 12 km de trajet continu. Sur la durée, le déficit énergétique favorise la sulfatation des plaques internes, un phénomène chimique qui réduit la durée de vie de la batterie d’environ 25 à 30 %. Résultat : une batterie prévue pour durer cinq ans peut devenir inutilisable en seulement trois hivers.

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