Vitesse limitée en ville : le prix des assurances auto baisse

Les conducteurs britanniques ont vu, pour la première fois depuis plus d’une décennie, une chute spectaculaire des coûts d’assurance.

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shocked driver in the car | L'Automobiliste

Les limitations de vitesse à 20 miles par heure (environ 32 km/h) n’en finissent pas de faire parler d’elles au Royaume-Uni. Tout comme en France, d’ailleurs, où ce sont les 30 km/h qui sont de plus en plus généralisés en ville.

Si elles sont loin de faire l’unanimité, ces zones à vitesse réduite révèlent un impact inattendu mais particulièrement bienvenu : une baisse des primes d’assurance automobile.

Baisser la vitesse permet de faire des économies sur les assurances

Les conducteurs britanniques ont vu, pour la première fois depuis plus d’une décennie, une chute spectaculaire des coûts d’assurance. Selon les données de Confused.com, un site de comparaison de prix, et relayées par le quotidien britannique The Guardian, la prime moyenne annuelle d’assurance automobile tous risques a diminué de 161 £ (soit environ 185 €) en un an, passant de 995 £ (1 140 €) à 834 £ (956 €). Cela représente une réduction de 16 % – un soulagement considérable après des années de hausses records.

Le constat est clair : dans les zones où la vitesse maximale est limitée à 20 mph, la fréquence des accidents diminue. Moins de sinistres signifie des économies pour les assureurs, qui se traduisent enfin par des baisses de tarifs pour les consommateurs. À titre d’exemple, les données initiales en provenance du Pays de Galles, où la limitation de 20 mph a été instaurée par défaut en septembre 2023, montrent une diminution des demandes d’indemnisation pour dommages aux véhicules de 20 %.

Les jeunes conducteurs, souvent les plus pénalisés par des primes exorbitantes, figurent parmi les principaux bénéficiaires de cette tendance. Mais l’effet domino profite également aux autres segments : même les automobilistes les plus expérimentés commencent à ressentir l’impact positif de cette politique sur leurs primes d’assurance auto.

Un modèle à généraliser : le cas du Royaume-Uni

L’extension des zones 20 mph à travers l’Angleterre et le Pays de Galles a déclenché des réactions mitigées. Si Londres a déjà converti 265 kilomètres de routes à cette limitation, d’autres villes comme Manchester emboîtent le pas avec des plans ambitieux pour 2025. Pourtant, les critiques fusent : frustration des conducteurs pressés, arguments sur le ralentissement du trafic… Mais au-delà des plaintes, les bénéfices économiques et sécuritaires ne peuvent être ignorés. Le cabinet Pearson Ham prévoit d’ailleurs une poursuite des baisses des primes en 2025, renforcées par une concurrence accrue entre assureurs et une adoption plus large des limitations de vitesse.

Les gains pour les automobilistes ne se limitent pas aux primes d’assurance. En réduisant les accidents, les zones à vitesse limitée engendrent également des économies indirectes : moins de réparations, moins d’immobilisations de véhicules, et surtout, une réduction des coûts humains liés aux blessures et pertes de vie.

Finalement, les zones à 20 mph (ou 30 km/h en France), si elles agacent les amateurs de vitesse, pourraient bien être le coup de frein dont le Royaume-Uni avait besoin pour rouler vers un avenir plus économique et plus sûr. Et si, en prime, cela nous évite de saigner à blanc lors du paiement des primes d’assurance…

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